jeudi 18 juin 2009

Le nouveau Monde

Il est temps que je vous dresse le portrait de mon nouveau quartier non ?

Mon nouveau chez moi est donc en plein cœur de Montréal… je dis en plein cœur, en fait c’est une question d’échelle de temps.
Il y a quelques années j’aurais du évoquer une autre partie anatomique que la bienséance et une vague idée de l’élégance m’interdisent d’écrire ici.
Mais, patience, vous allez vite savoir de quoi je parle…

Mon nouveau quartier est contenu dans un carré dont le coté haut serait la rue Sherbrooke, le coté bas la rue Sainte Catherine, et les deux autres cotes le Bvd Saint Laurent et la rue Saint Denis.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, le Bvd Saint Laurent est la rue principale de Montréal, l’artère « historique » qui part du Saint Laurent pour remonter vers les terres (tout cela étant assez relatif … puisque, Montréal étant une ile, j’vous le dis, a un moment donné, vous retombez dans l’eau, mais bon…).

C’est d’ailleurs a partir de cette rue qu’est divisée la ville : tout ce qui est a gauche du Bvd est « Ouest », tout ce qui est à droite est « Est ». Même le numéro des maisons situées sur les rues perpendiculaires au Bvd sont numérotées à partir de leur intersection avec celui-ci. Il y a donc 2 numéros « 1 Sainte Catherine »: un «1 Sainte Catherine Est » et un «1 Saint Catherine Ouest ».

Et la, le lecteur lambda, impressionné par mes talents de conteur laisse échapper un « wouaaaaahhhh » a la fois admiratif, subjugué qu’il est, par autant de maestria dans ce corps d’éphèbe grec qu’est le mien et fasciné par l’idée d’avoir été a cet instant précis le témoin d’une anecdote rare. Quant aux autres, bah, ils vont hausser leurs petites épaules et faire pfft…

Bref, on continue.

Ne vous avais je pas annonce du trivial ? Du graveleux ? Du bordel a matelots ?
Si ! Et bien j’y viens…

Montréal est une ville fluviale. Cette ville n’aurait surement pas eu le développement qu’elle a connu si elle n’avait pas été au bord des rapides de Lachine (non… cherchez pas la contrepèterie !).
Ces rapides ont en effet toujours bloqué les marins dans la remontée du Saint Laurent…
Et que fait un marin quand il est à quai ???

Tout juste…

Et disons que cette tradition s’est perpétuée jusqu'il y a quelques années encore. Et c’est ainsi que le Bvd Saint Laurent qui avait pourtant de grandes ambitions de luxe et d’opulence a vu fleurir nombre de claques, lupanars et autres boxons reconvertis aujourd’hui en clubs prives dans lesquels des jeunes femmes dénudées se déhanchent sur les tables… Hum, clubs dans lesquels je vous assure que je ne suis jamais entré… (Déconnez pas, ma maman lit mon blog !).

Mais le commerce de charme a peu a peu perdu ce que l’immobilier a gagné et les rotondités de ces dames ont laisse place aux angles froids d’acier et de verre des immeubles de grand standing pour jeunes cadres dynamiques qui poussent aujourd’hui dans le quartier.

Que vaut il mieux un « tu viens poussin ? » aguicheur ou un « on s’connaît ? » cravaté ? « O tempora, o mores », autres temps autres mœurs…

Ou bien est ce « O tempura, O Maurice » … je sais plus très bien… mon latin vieillit et mon gout pour la cuisine japonaise me trouble un peu…

Mais reprenons…
J’étais en train de m’épancher sur le champ d’honneur des danseuses légères…

Est-ce que tous les vices vont mourir là, sottement victime de la fringale immobilière ?
Non ! Ils ont chassé la gaudriole et le lutinage, ils n’auront pas l’alcool et la bouffe !!!

Pour cela, suivez le guide jusqu'à l’autre cote du carré: la rue Saint Denis et ses dizaines de bar et resto en tout genre…
Quel bonheur de voir les montréalais investir les terrasses au printemps, le sourire aux lèvres, une bière dans une main, une blonde dans l’autre.

Cette rue concentre toute la convivialité de Montréal. On a l’impression que la moindre nationalité présente en ville a son restaurant sur cette rue : Bar musical, salon de the, torréfacteur, restaurant italien, japonais, tibétain, indien, comptoirs a burgers même les extra-terrestres de la planète Fitness y trouvent leur compte avec un magasin d’aliments protéinés (si vous pouviez voir ma tête en écrivant ces lignes…). On y mange et bois a tout heure… la rue étant légèrement inclinée, on a même l’impression de faire du sport en arpentant les terrasses. Terrible !

La rue Saint Denis est aussi un des centres névralgiques pour les spectacles puisque son théâtre abrite notamment les shows du festival Juste pour rire. C’est d’ailleurs dans ce theatre que j’ai récemment pris ma piqure de rappel d’accent du Sud-ouest (comme disent les parisiens, du Zude-gon comme disent les toulousains) grâce a M’sieur Cabrel venu passer quelques jours dans nos contrées lointaines.

Mais je vous ai déjà longuement retenu…
Je vous raconterai régulièrement mes découvertes dans ce quartier très sympa qui est le mien dorénavant.

dimanche 14 juin 2009

L’appartement

Ahah trop facile, le titre !!!

Etape importante de mon arrivée : trouver un appartement.
Comme vous le savez, depuis mon arrivée à Montréal, je suis loge dans un appartement temporaire en plein centre de la ville.
Cette location doit s’achever mi mai et si je ne veux pas dormir sous les ponts de Montréal, je dois impérativement trouver un appartement.

Facile ?
Ben pas si facile en théorie car une curiosité locale veut que tout Montréal déménage début Juillet.
A vrai dire je ne connais pas les origines de cette migration générale. Les mauvaises langues diront que c’est au moins une période ou on est sur de ne pas avoir de tempête de neige (enfin j’espère…).
Partant de ce phénomène migratoire, il n’est pas très facile de trouver un appartement a la période ou j’ai débarqué dans la belle Province (le Québec… pas la chaine de resto a Poutine… euh, quand je dis Poutine, pas le Terminator russe, je parle des frites avec le fromage qui fait scouitch-scouitch et la sauce brune... mais vous suivez, un peu ?!?!).

Il faut que je vous avoue quelque chose…
En fait, je vous escroque un chouillat…
En effet, la recherche d’appart n’a pas été aussi difficile que je vous laisse le croire. Disons que c’était une tentative de dramatisation ratée…

Mes employeurs m’ont en effet doté de l’assistance d’une société de relocation des mon arrivée. Ainsi par l’intermédiaire de cette entreprise, j’ai eu de la chance d’avoir très rapidement 4 visites d’appart.

Alors, sans jouer a Boucle d’or et les 3 ours (vous me voyez avec des anglaises dans les cheveux ???), le premier appart était nettement trop grand (et dans un quartier très résidentiel, comprenez complètement mort des 18h… pas glop), le deuxième et troisième, trop petits (et donnant sur un quartier industriel de Montréal et ses rues très « animées » pour le coup… re-pas glop, comment ca je suis difficile ???), et la quatrième visite…

Aaaahhhh la quatrième visite…

Nous arrivons en plein centre de la ville, entre le Boulevard Saint Laurent et la rue Saint Denis, juste en dessous de Sherbrooke, à quelques pas de la Place des Arts, donc en plein cœur des festivals qui font la renommée de Montréal (Festival de Jazz et Juste pour rire).

L’appart de situe dans une rue a sens unique, donc plutôt calme, en face des arcades des anciennes écuries de la garde (la petite touche historique), au premier étage (fini le demi-souterrain de Brème).

L’appartement est fraichement rénové, plutôt grand (ne me demandez pas la surface, j’ai encore du mal avec les pieds carres, faudra vous contenter de « plutôt grand », OK ?). La cuisine est entièrement équipée (vous savez que ce détail est assez important pour moi… et pour tout ceux qui viendront me voir, ici dans le Grand Nord), la laveuse et la sécheuse m’attendent déjà, il y a un balcon terrasse donnant sur … un tas de neige (nous sommes en février a l’heure de la première visite, je vous le rappelle), tas de neige qui me dit-on est en fait un calme jardin ou s’ébattent joyeusement les écureuils.

S’ensuivent les formalités classiques d’une location : remise du formulaire d’engagement de location, décision du proprio, attestation d’assurance, premier mois de loyer en guise de garantie, et me voila locataire d’un appart a Montréal !

(Les photos suivront mais euh, bon, d’abord j’suis pas Cartier-Bresson et puis pour le moment, j’ai une tonne de carton de chez Ikea à déballer et à monter).

samedi 23 mai 2009

Lost in Translation (aaahhh Scarlett Johanson !!!)

J’ai sauté le pas.
Ca y’est j’ai commence à prendre des cours de japonais !!!
Jusque la, je ne disposais que des méthodes d’apprentissage que m’avaient offert mes amis et des quelques mots que l’on apprend en faisant de l’aïkido :
Aie ! Non pas la ! Re-Aie ! Ah tu fais ca comme ca, toi ? Aie ! Mais euh…
Bref rien de vraiment structuré et surtout rien de vraiment utilisable a moins d’avoir déjà franchi quelques barrières sociales…

De plus, j’avoue ne pas avoir été un élève très assidu.
20 fois, j’avais pris les bouquins, commencé à lire la première leçon (« bonjour, je m’appelle xx, voici mon épouse ») et 20 fois, je m’étais laissé perturber.
20 fois, j’ai lu la leçon 1…
20 fois, j’ai appris à présenter mon hypothétique femme (je changeais de prénom a chaque fois… en évitant Priscilla et Kimberley, faut pas exagérer, non plus).
20 fois, je me suis laisse distraire par le décalage entre la leçon et la situation : Quelle femme ? Comment s’appellerait-elle ? A quoi ressemblerait-elle ? Pourquoi devrais-je la présenter? Pourquoi en japonais ??? Et surtout, est-ce que si j’avais une femme, j’apprendrais le japonais ???
Bref, 20 fois, assaillit par ces questions, j’ai refermé le bouquin et ouvert un magazine…

Mais aujourd’hui c’est un peu différent, la motivation n’est pas la même.
Au printemps 2010, si tout va bien, je serai au Japon pour deux semaines. Or si la première fois j’étais accompagne d’une « interprète », cette fois-ci, ce ne sera pas le cas. Outre le fait qu’il est tout de même plus courtois de parler quelques mots dans la langue de mes hôtes, il est tout aussi nécessaire voire indispensable, vu mon sens de l’orientation légendaire, de pouvoir demander ma route dans la langue du coin.
Il fallait donc que je trouve le moyen d’apprendre des rudiments de la langue de … (ben euh Molière c’est pour le Français, Shakespeare c’est pour l’Anglais… c’est qui le Molière nippon ????)… la langue de, ben euh… Pikachu ? (pris en flagrant délit d’inculture, c’est moche).

Par hasard, sur Internet, je suis tombe sur l’annonce d’une jeune étudiante donnant des cours de japonais. Apres quelques échanges de mails, nous fixons notre premier rendez-vous.

La, je profite de la situation pour raconter une blague pas drôle (enfin, hilarante pour moi, comme d’habitude mais qui m’a valu quelques grand moments de solitude) :
Un jeune étudiant fauche (pléonasme) cherche à se perfectionner en anglais. Il tombe sur une annonce alléchante « cours d’anglais, 5 euros de l’heure ».
5 euros, c’est pas beaucoup et notre étudiant décide de se rendre le soir même a l’adresse indiquée, une espèce de studio au dessus d’un bar louche, dans une ruelle étroite et mal éclairée (z’avez peur la, non ?). Il frappe a la porte et demande timidement « Euh, bonjour, les cours d’anglais a 5 euros, c’est bien ici ? » et une voix lui répond de l’autre cote de la porte « If, If, Between !!!»



Oui je sais…

Bon…

Rassuré par l’origine japonaise de mon futur professeur, je me suis rendu a notre premier rendez vous.

Pour nous reconnaitre nous avions échangé des descriptions assez précises.
Elle : « Je suis une petite japonaise »
Moi : « Je suis français et je ne parle pas (encore) japonais. »
Inratable, j’vous dis !!

Apres être passé pour un pervers auprès de toutes les jeunes asiatiques de l’université Concordia, je tente une dernière fois, et bingo ! C’était elle !! Je le savais !! Il faut dire que nos descriptions étaient particulièrement justes !!!

Et c’est ainsi que depuis maintenant quelques semaines, je prends des cours de conversation en japonais par l’entremise d’un jeune étudiante avec qui je communique… en anglais.
Pas simple, n’est ce pas ? Entre mon niveau d’anglais (presque au niveau de mon allemand, c’est vous dire), mon accent français, son accent japonais a elle, plus toutes les imprécisions qui peuvent arriver au fur et a mesure de la traduction, je vous laisse imaginer le résultat. Le temps que je donne la réponse, elle a déjà oublié la question…

Mais elle est très patiente, et je commence enfin à pouvoir dire autre chose que « Bonjour, je suis Philippe, voici ma femme ».

La grande séduction

Si j’emprunte le titre de ce film québécois très sympa (un « Bienvenu chez les ch’tits » avant l’heure), c’est juste pour introduire l’article auquel vraisemblablement tous les bloggeurs français ont pensé quand ils ont débarqué au Québec.
Une des premières préoccupations qui vient a l’esprit des français avec qui je correspond est liée à l’accent québécois et aux expressions locales.

Evidement on a tous dans l’oreille l’accent de tous les chanteurs roucoulophoniques que Montréal exporte en France depuis quelques années (Céline en tête, mais aussi Isabelle Boulay, Natacha Saint Pierre, non elle, elle est jolie…. Garou, etc… je mets a part nos amis les Cow-boys fringants, qui ont un accent mais qu’on ne voit jamais a la téloche, or, comme dirait Desproges « un chanteur qui ferme sa gueule ne peut a être tout a fait mauvais »).

Que disais-je avant d’être interrompu par moi-même ? Ah oui, ne venant pas directement de France, et étant passé par la case teutonne avant, j’avoue que l’accent québécois ne me prête pas trop à sourire. C’est même une chance inestimable d’être a l’étranger et d’entendre parler français. J’avoue même être capté par toutes les conversations que j’entends autour de moi (conséquence directe de mon dernier sevrage pendant que j'étais a Brême).

De plus je ne perds pas de vue, que celui qui a un accent icitte, ben, c’est moué !!!

Là où j’accroche c’est les expressions. La tournure la plus bizarre que j’ai rencontré, ce n’est pas « Tabernacle », ce n’est pas « Ostie », ce n’est pas « Criss » ou « Calice », en fait ce ne sont pas les injures qu’on connaît tous en France. Non, la tournure que je préfère, en fait c’est « la question en tu», la « tu-question », en quelque sorte.
A Montréal, on ne demande pas si c’est loin, on demande « c’est tu loin ? », on ne demande pas si c’est Ok, on demande « C’est tu correc’ ? ».
« Tu peux dormir ? » ne récoltera pas de réponse mais le « Tu peux tu dormir ? », oui !
Le plus fou c’est que ca se conjugue pas !!! « Peut-elle venir ? », se traduit en « Elle peut tu venir ? »
D’où ca vient ??? Je ne sais pas…

Quand cela se double avec le vocabulaire local, c’est dévastateur :
“T’as tu mis l’canard sur l’poêle?” Et ben ca, j’vous le dis, c’est « As tu mis la bouilloire sur le feu »
Je vous laisse deviner ma perplexité quand j’ai entendu parler du bar « les foufounes électriques » (les foufounes étant les fesses), des chums (pouvant être à la fois le petit copain mais aussi simplement un pote, sauf au Village ou c’est souvent les deux en même temps), et des préservatifs dans les yaourts (en fait il s’agissait de conservateurs).

Nouveau pays, nouvelle langue…
Même si cela reste le français, si je veux me faire comprendre, il faudra bien que je québécoise mon français...

Sur ce, je vous dis a bientôt et on lôche pô !

vendredi 15 mai 2009

Cuisine et dépendances

En surfant sur Internet, je suis tombé sur un atelier de cuisine dans le vieux Montréal. Je précise « atelier » parce que nombreux sont les cours de cuisine ou le stagiaire ne fait que regarder le chef faire une recette qu’il a déjà fait cent fois (bref tout le monde s’ennui et le cote messe, tres peu pour moi).
Mais cet atelier est différent. Les élèves mettent réellement la main à la pate, sous la direction du chef.
Arrivé dans le vieux Montréal, je pousse la porte de « Ateliers et Saveurs ».
Un des associe (un français) me souhaite la bienvenue et m’explique le fonctionnement des lieux : des cours réguliers sont dispensés ici en cuisine, en cocktail et en œnologie.
Il arrive même que des soirées cocktail-dating y soient organisées… je vois votre œil qui frise… mais, on se calme, ce n’était pas le sujet du jour…

Nous faisons la connaissance du chef. Il est québécois, a déjà travaillé dans quelques restos de la ville mais aussi dans l’ouest du pays ainsi qu’en France.

Au programme de ce premier cours, trois recettes autour du canard:
Tartare de canard au poivre de Sichuan (le moelleux du tartare avec le craquant du poivre !!!)
Magret de canard laque au miel et au vin rouge (plus classique)
Ravioles de confit de canard sauce crémée aux morilles (aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh)

Les élèves à cette session étant peu nombreux (5), nous avons pu passer chacun sur toutes les recettes. Et nous avons été particulièrement exceptionnels, je dois dire…
Le magret fut tres bon, le tartare une merveille, les ravioles particulièrement addictives.
Car tout l’attrait du cours, outre d’apprendre les recettes, c’est de pouvoir les déguster à la fin du cours, accompagnées d’un verre de vin choisi par l’équipe de l’atelier. C’est l’occasion rêvée de faire connaissance avec les membres du groupe, une fois la leçon achevée.

La première expérience était si concluante que j`y suis retourné quelques semaines plus tard.
Le thème cette fois ci était (non, je vous vois venir, toujours pas le cocktail-dating !!!) : les Tapas chic.
Alors, la, oubliez tout ce que vous croyez connaître sur les Tapas ! Il s’agissait là de Tapas chics :
Tartare de canard (encore lui) a l`huile de truffe blanche (un peu trop assaisonné de moutarde et de Tabasco, étouffant, hélas la truffe, frustrant)
Ceviché de pétoncle (un pur bonheur, des pétoncles émincées marinées dans un jus de citron vert)
Gaspacho Caesar`s style (comprenez « avec Vodka »… je dirais, désinhibant)
Mini brie panés au miel et raisin avec chips de Prosciutto (une merveille)
Sucette (on dit suçon ici) au parmesan et graine de sésame noir (facile a faire et très impressionnant).

Encore une fois, nous fûmes des élèves très doués !!!

La dégustation de nos œuvres s’est accompagnée là encore par la découverte de deux vins chiliens (un blanc aux saveurs de pamplemousse et un rouge au nez aussi solide qu’un corbières mais plus souple et léger en bouche, juste ce qu’il fallait pour délier les langues).
Les Tapas et les vins aidant, nous sommes restes la, pendant prés d’une heure après la clôture du cours à déguster nos merveilles et a bavarder… un très bon moment !!!

L’atelier propose également un cours plus long que les autres pendant lequel les élèves et le chef se retrouvent au marché, font les courses (bonnes adresses en perspectives) et reviennent en salle pour préparer les plats avec les éléments achetés juste avant. Tentant, non ?

Je ne manquerais pas de vous raconter la suite de mes exploits culinaires…

lundi 11 mai 2009

Kung-fu Panda

Pour compléter un peu l’aïkido que je pratique a Montréal, et poursuivant les pistes que m’a donné un de mes professeurs de France, je me suis inscrit également a un cours de kung-fu.
Je vous arrête tout de suite. Pas un de ces kung-fu où on pousse des petits cris aigus en se grattant l’oreille avec la papatte arrière, pas non plus un de ces kung-fu ou on saute comme un cabri (vous me voyez en cabris ???)… non, un kung-fu... interne.
Et la, vous me regardez avec des yeux bizarres… c’est quoi du kung-fu interne ??? Le foie qui se bat avec le pancréas ??? Non ca, c’est juste le lendemain des fêtes de Noel… (« Hépatoum, c’est épatant !!! »).
Le Kung-fu interne (enfin, le Pakua, puisque c’est principalement de cela dont il s’agit), désigne tout ce qui n’est pas… externe ! (Bingo !).
Pour caricaturer (mes connaissances ne me permettent que ca, mais je peux vous donner l’adresse de quelqu’un qui vous expliquera ca plus sérieusement que moi), je dirais que l’externe privilégie la force musculaire, le rapport (en opposition) de force entre deux partenaires. L’interne mise plutôt sur l’action globale du corps et le croisement des lignes de force… (ahah, c’est pas vraiment plus clair, n’est ce pas ?! Tant pis pour vous, z’aviez qu’a pas poser la question !)
Quant au Pakua, il se distingue par ses techniques circulaire (la marche en cercle notamment) et ses formes s’inspirant des animaux (tel le mouton a poil laineux… a poil les nœuds ! a poil les nœuds ! Pardon)

Apres enquête sur Internet, je me suis rendu donc dans un club d’interne (Youtube est ton ami) pour voir un peu comment le cours s’articulait. Une conversation avec le professeur et me voila oriente vers le Pakua (Le Hsing-hi, le Pakua et le Taichi forme Chen y sont enseignes) car me dit il en anglais dans le texte « Tu as les épaules dans les hanches ».
Sourire intérieur et pensée profonde pour ma mère qui a priori a du mal assembler des trucs chez moi (mais comment la blâmer, c’était la seule fois qu’elle faisait un garçon !)
« Les épaules dans les hanches » voudrait dire qu’avoir un centre « dense » (visez l’euphémisme) est un atout dans les formes de Pakua et de Xing Yi (mais moins pour le Taichi, si j’en crois le prof).

Donc me voila lance dans l’étude conjointe du Pakua et de l’Aïkido.

Lors de mon premiers cours de Pakua, on m’a appris à marcher. Je suis comme vous, je pensais bien savoir marcher (j’avais même fait mon service militaire ou j’avais pu valider mes acquis auprès d’élite en la matière). Mais en Pakua, ca n’a rien à voir !!! Quand on ne marche pas en cercle (ce qui ne veut pas dire qu’on tourne en rond), on arpente la longueur de la salle, le poids du corps sur l’arrière en marchant sur la pointe des pieds (je vous laisse imaginer).
Ce qui choque le plus, c’est le bordel ambiant qui règne dans le cours… le maitre des lieux donne des consignes de travail puis regagne son bureau… quelques minutes après, il revient, réoriente le cours et repart… Bizarre, la méthode « Demerden Sie sich » version chinoise…

Ultimate Warrior

Ca y’est je me suis inscrit dans un dojo d’aïkido !!!
Juste une semaine apres mon arrivée.
Il faut dire que j’avais fait mon choix avant même de quitter Toulouse. Il y avait plusieurs indices qui m’avaient mis la puce à l’oreille.
Le premier était une série de vidéos sur Youtube ou le professeur et les élèves montraient les trucs les plus intéressants que j’ai vu sur les résultats googleiens « aikido+montreal » : pas de bucheronnage intempestif, un aïkido souple et a l’écoute…
Le deuxième indice était un argument de poids. J’avais appris fortuitement qu’Endo Sensei venait à Montréal en Avril et que le dojo qui l’accueillait était précisément celui que j’avais repéré…. Ni une ni deux, ca serait mon dojo de prédilection !
A ce stade, il est important de faire une parenthèse. Pour les non aïkidokas et ceux a qui je n’aurais pas bassine les oreilles avec ca, Endo Sensei est le professeur japonais auquel j’ai rendu visite chez lui au Japon en mai 2005. C’est une rencontre que j’ai fait à Toulouse, par l’entremise de mon professeur d’aïkido toulousain qui l’invite tous les ans dans la ville rose. Et c’est le professeur que je suis allé voir lorsqu’il passait a Cologne en juin 2008.
Comment vous dire ? Endo, c’est un chat, un chat qui jouera avec une souris tant que la souris bougera… Que la souris ne bouge plus et le chat tournera le dos et s’en ira… Endo Sensei fait des trucs extraordinaires… Son aïkido est précis, généreux, éloquent… Bref, j’suis fan, vous l’aurez compris. Si vous cherchez bien je vous ai mis quelques liens vers des vidéos de ce que peut faire cet homme la (spéciale dédicace a Julie, non, tu ne le verras pas casser des briques avec ses fesses… en tout cas pas sur Youtube, espèce de cinglée !)

Revenons au dojo de Montréal : Le Shoshin Aikido (l’esprit du débutant). L’ambiance du dojo est sympa, le professeur est jeune et dynamique, très fortement marqué par Christian Tissier (pour ceux qui ne connaissent pas, tapez « aïkido Tissier » sur Youtube et vous verrez). Ca me ramène quelques années en arrière car c’est avec ces formes que j’ai commencé le chemin. Donc, j’essaie de faire de mon mieux pour rentrer dans le moule, tout en sortant un peu du cadre des que je peux, pour dissiper un peu mes petits camarades aikidokas et jeter un peu le trouble dans leurs esprits.
L’ennui est que pour le moment, le club débute et peu d’élèves sont la… espérons que le dojo se développe et que mes partenaires se diversifient…