mardi 13 octobre 2009

Beaucoup de bruit pour rien

Mardi 29 septembre, Montréal fêtait la première de la pièce "Beaucoup de bruit pour rien" de W. Shakespeare au Théâtre du Nouveau Monde avec en vedette une comédienne a priori archi-connue puisqu'elle fait de la téloche (je dis "a priori" sans mauvais esprit car je ne suis pas encore assez familier avec le star-système québécois).

Me donner l'occasion d'assister à une représentation de cette pièce est très risqué.
Tout d’abord parce que je suis un addict complet de cette pièce et un vrai fan du film qu'en a fait Kenneth Brannagh avec Emma Thompson, Denzel Washington, Robert Sean Leonard et Kate Beckinsale (avant sa transformation "tiens j'ai plus du tout le même visage et j'ai des seins maintenant", merci docteur !).

Et ensuite parce que j’ai été très (trop) bien habitué aux interprétations de la troupe que je suivais lorsque j’étais a Toulouse (la vraie claque fut pendant Richard III, « Mon royaume pour un cheval !!!», inoubliable… en plus je n’avais vu ni le I, ni le II… blague archi-connue). Pour ceux qui sont dans le coin, Moulin de Roques, troupe du Grenier.

Le soir venu, mon billet en main, je rentre dans le théâtre parmi les premiers. Le bâtiment est magnifique, la vibration du théâtre est là (le tract des comédiens, les émotions des pièces précédentes, l’incarnation des grands personnages théâtraux, tout cela résonne…).

Un dernier regard sur mon billet et je remonte les rangs.
Oh ?! Je m'aperçois qu'on m'a assigné aux places de célibataires... Qu'est ce qu'une place de célibataire au théâtre, me direz-vous ? Vous voyez le tout premier rang ? Ok, maintenant tournez la tête à gauche, vous allez voir une rangée de trois places… et bien vous y êtes. La place de célibataire est la place bouche-trou complètement à gauche, celle qui est en général dévolue au pauvre type qui se tape une pièce tout seul, au critique ou au tas de manteaux des tourtereaux qui, eux, occupent les deux autres places de la rangée gauche.

A peine installé, arrivent mes sémillantes voisines.... deux mamies maquillées comme deux carrés d'as et embaumant l'eau de Cologne a un mètre a la ronde!!!

A tout ceux qui n'auraient pas partagé mon intimité (et vous ne savez pas ce que vous perdez...), sachez que je suis facilement allergique aux parfums, disons, tenaces...
Je vous laisse imaginer... des que les molécules aromatiques des deux momies (euh «mamies ») se sont répandues dans mes narines que mes yeux se voilent, mon nez me démangent et qu’une irrésistible envie d’éternuer se met à me tarauder...

Or le théâtre, c'est pas le cinéma (tu parles d’un scoop !!)... je m’explique, quand vous éternuez sur Schwarzenegger, il vous en veut pas, il n'arrête pas le film pour éponger le demi litre de postillon dont vous l'avez enduit... ben, au théâtre, c'est différent...

Voila donc que je me contorsionne pour me soustraire aux effluves "odoriplantes" (pardonnez le néologisme) qui m'agressent, mais rien à faire, je suis dans la zone dangereuse, je peux exploser dans un nuage de salive d’un moment a l’autre… J'use de toutes mes techniques de tortues ninja pour m'empêcher de respirer, le tout avec le plus de naturel possible.

Regard en coin de la momie la plus proche… à me voir me dandiner sur mon siège, je sens qu’elle va bientôt me conseiller une pommade anti-hémorroïdes avec un clin d’œil complice!!!

Tout à coup la lumière de la salle baisse et le silence se fait dans la salle.
Tonnerre d'applaudissement, la fameuse comédienne passe au travers du rideau pour le préambule de la pièce.

Et la je me permets de faire une ellipse salvatrice (pour vous).

Comment décrire mon état après, disons, les 4 premières minutes de la pièce?
Messieurs, avez vous déjà croisé une jeune femme magnifique au bras d'un vrai tocard ?
Une femme dont l'intelligence et l'humour vous laisse complètement foudroyé, ravagé mais qui s'est entichée d'un type aussi épais que grossier, ignorant complet de sa chance d’avoir une merveille accrochée à son bras ?
Et bien c'est un peu mon état après avoir vu la pièce...

La belle = la pièce, le texte
Le balourd = le metteur en scène.

Je pense que le parti pris du neuneu qui a servi de metteur en scène a été d'essayer de faire jouer cette pièce par des notaires.
Impossible de déceler plus d'une intention dans chaque tirade!!
Trop complique.
Adieu la finesse, adieu le beau discours, adieu le badinage de Beatrice et Benedict.... le texte est servi au premier degré, sans passion, les comédiens ne se parlent même pas, ils se contentent de réciter leur texte face au public...
Même les effets comiques, réduits au premier degré, deviennent lourdingues... (Sans parler de l’acteur incarnant Benedict qui cabotine au lieu de jouer avec sa partenaire).
On nous sert un Shakespeare surgelé et décongelé au micro-onde... la structure est la, le texte est la mais le feu n'y est plus.... je n'ai même plus envie d'éternuer !!!

Le prochain qui me joue du Shakespeare comme on récite sa liste d'epicerie, je le brise... je prends son petit corps et je l'émiette, je le pulvérise, je l'écrase, je récupère les bouts, je les brule et je jette les cendres dans les toilettes... c'est compris ?!?!

Shakespeare c'est l'amour, la haine, la vengeance, la passion, la mort... rien à voir avec le devis de chauffagiste que j'ai eu ce soir la...

Le plus frustrant : a la sortie, nous sommes sollicités pour donner notre avis... je me précipite, (prétentieusement) convaincu que mon avis pourra éveiller le metteur en scène mais on m'explique mon avis ne peut être donné qu'au travers de cartons où sont dessinés des masques tristes ou heureux....
Aucun moyen d'expliquer les raisons de son mécontentement... il faut être « très content », « content », « satisfait », « peu satisfait », « déçu », « irrité » mais en aucun cas expliquer les raisons de ton état d’âme…

Je me résigne donc à garder ma frustration pour vous qui avez la patience de me lire...
merci à vous ! (salut de théâtre)

vendredi 9 octobre 2009

Sueurs froides (Vertigo)

Il y a quelques minutes, je m'amusais à retrouver ce blog sur Google.
Voilà que j'essaie differentes combinaisons de mots-clefs et là, sous mes yeux certes envoutant mais dans le cas qui nous occupe, completement ébahis, je tombe sur mon blog !.
Quelle magie l'informatique !!!

Soudain, mon regard s'obscurcit.
Mes yeux (toujours aussi profonds, message subliminal aux lectrices) se posent sur la ligne d'en dessous.

Un frisson s'installe au creux de ma colonne vertebrale (Brrrr, voir figure 1).

Il s'agit d'un lien vers un site dans lequel quelqu'un fait reference à mon blog.
Gloups ! (en fait j'ai bien peur qu'il s'agisse d'un des auteurs du livre en question!)

C'est la première fois que je suis confronté au fait que mon blog peut etre lu par des personnes ne faisant pas partie de mon entourage.

Impression d'un gamin pris sur le fait, en train de faire des blagues...
Donc, ben euh, a toutes les lecteurs que je ne connais pas, je doute que mes petites anecdotes et mon incontinence scribouillarde puissent vous captiver longtemps, mais dans tous les cas, vous etes les bienvenus sur ce blog !!!

La fureur de vaincre

Rien à voir avec la Fureur de vivre et le légendaire James Dean.
C’est juste le titre d'un film de Bruce Lee... et un moyen de parler de ma nouvelle tentative de pratique de Kung Fu (faut que je me trouve une blonde, moi !!!)
Une autre école, un autre style... proche de celui que j'avais fait en Allemagne, si ce n'est que là, je vais enfin comprendre ce qu'on me demande !!

Le réveil sonne, samedi matin, 8h, je m'extrais péniblement de mon tête à tête avec ma couette.
J'ai du mal à me souvenir de la raison pour laquelle je me suis réveillé aussi tôt...
Je plonge sous la douche, je lave les cheveux avec la pate a dent (le dentifrice), ca mousse bizarrement… bah, au moins mes cheveux auront l’haleine fraiche et puis je me dis qu’on ne se soucie jamais assez des caries de ses cheveux…

Une fois mes deux neurones reconnectés, je quitte mon appart pour remonter la rue Saint Denis.
Vous connaissez maintenant mon sens de l'orientation légendaire...
L'académie de Wing Chun est au 4510 de la rue Saint Denis, en fait pas très loin de chez mo... oh ?! On est qu'au 2000??? Et le cours commence dans… 15 minutes !!!
J'accélère le pas pour remonter les 1000 numéros qui me séparent de l'adresse (pourquoi 1000 ? j'vous laisse faire le calcul...)

14 minutes et 50 secondes plus tard, j'arrive la langue pendante au 4510 rue Saint Denis, en remarquant tout de même que le métro passe à moins de 100m de l’endroit ou je me trouve… (je suis un vrai boulet).

Je monte les deux étages. Il y a la, un vieux chinois qui a l’air d’avoir 150 piges et un québécois nettement plus jeune a ses cotés qui se met a traduire mon anglais dans l’anglais du vieux chinois (Hum, ca commence bien !!!).
Je leur explique que je voudrais bien regarder comment se passe le cours.
On me demande si j'ai déjà pratiqué des choses comme celle-ci, je leur dit que j'ai déjà fait un peu de Hsing-hi, de Pakua, un peu de Wing Tsun en Allemagne (une version teutonne du Wing Chun) et que je fais de l'aïkido depuis quelque temps déjà.
La réponse du vieux chinois fuse comme un éclair: "too many style"
Et Bam ! Prends ca dans ta face !!!
Comment ca trop de style différent??? Eh oh!! Il va pas me chauffer, Papy !!!! Il est 10h du mat, un samedi... je suis déjà super gentil d'avoir lâché ma couette pour venir cirer les pompes d'une momie qui a du assister a l'inauguration de la grande muraille !!!
Apres avoir ramassé mes dents, je m'assoie sur une chaise a roulette complètement bancale (dur pour les abdos ce truc... une ruse du vieux chinois ?) et je commence à regarder le début du cours.
La cinquantaine d'élèves enchaine plus de 45 minutes de préparation physique: flexions, pompes, abdos, course (si j'vous jure, c'est des fous !!!), saut, roulades (ah ca, je sais faire... la Nature m'ayant doté d'un physique plus apte a rouler qu'a courir).
Même l'élève qui anime la préparation transpire à grosses gouttes. Je n'ose même pas m'imaginer au milieu du groupe !!!

La suite du cours se passe entre l'étude des formes et leurs applications a deux, par groupe de niveaux... le style a l'air fluide... plutôt pas mal...

Le vieux chinois tout sec tourne auprès de chacun des groupes et corrige la, une position de main, la, de hanche, ici de jambes... Ca change de celui qui restait scotche a son écran d'ordinateur.
L'autre, le québécois est a priori le plus avance des élèves... il tourne également au travers des groupes de niveau, fait deux ou trois exercices en regardant du coin de l'œil si les spectateurs (dont je faisais partie) le regardent... un poil cabot, donc...
Il revient, essaie de me parler de la philo du club, se croit obliger de tenter un parallèle malheureux entre le Wing Chun, l'aïkido et tous les arts martiaux japonais... allant carrément à me parler de compétition... Un peu aux fraises le mec (il n'y a pas de compétitions en aïkido !!!!)... mais bon... son taff est de vendre son baril de Wing Chun contre mes deux barils d’Aïkido... Je reste zen...et je regarde ce que font les autres élèves...
Si on oublie ce mec, en fait, le club et ce que les élèves font sont assez intéressant ... et les jours de cours coïncident pas trop mal avec ceux de l'aïkido ... Je décide donc de prendre une cotisation pour 3 mois...

Ellipse…

Ca y’est j’ai débute !!!
Et a vrai dire je crois que je ai définitivement de la misère avec les momies chinoises toutes moisies (pas facile a dire, n’est ce pas ?).
Le lundi qui suit le fameux WE d'observation, un peu avant 18h, je me pointe a l’école (en métro, heheh) et là, je vois Papy tout seul a son bureau… pas d’interprète… Aie ! C’est pas gagné c't'histoire !!.
Je lui explique que je voudrais m’inscrire et il me tend un formulaire à remplir : nom, prénom, âge, adresse… rien de bien original… « Êtes vous inscrit dans une autre école d’arts martiaux », ben, j’écris oui, je fais de l’aïkido…

La grosse erreur !!!!

C’était la question fourbe du vieux chinois !!!! Le piège!!!
Il regarde mon formulaire et me dit dans son anglais qui égale à peu prés le mien :
- « pourquoi continuez-vous à faire de l’aïkido ? » (Sa face change, quand il dit ca).
- « Parce que ca fait 15 ans que j’en fais » (oui je sais ce n’est pas une raison, mais je sentais le vieux se tendre de plus en plus).
-« Alors il faut continuer. Mélanger les styles ce n’est pas bon pour vous ».
Bon alors la, je dois vous avouer qu'une petite envie de lui expliquer de s’occuper de ses pauvres vieilles fesses ridées et maigrichonnes m’est passée par la tête... mais je prends sur moi et je réponds.
- « Libre a vous de m’enseigner ou pas… Moi perso, je sais faire la part des choses. Alors ? Que fait-on ? Vous me rendez ma tune et on arrête la ? »
La momie se met a ronchonner puis plante son regard dans le mien.
- « Tu es le deuxième qui fait un autre art martial et que j’accepte. Une autre fois, je n’aurais pas accepte. Quand tu choisis un système c’est pour la vie. Tu ne dois pas faire d’aïkido ici ».

Encouragé par ces paroles de bienvenues chaleureuses et bien senties, je me change et le cours débute. Enfin, je devrais dire, le calvaire commence... car l'échauffement auquel j'avais assiste samedi n'était pas une farce... ils font ca a chaque fois...
Je lève les papattes, je plie les genoux, je remonte, je cours, je m'arrête, je fais des pompes, j'enchaine avec des abdos... je suis a deux doigts de demander a mon voisin de me rouler sur le cote quand l'échauffement s'arrête (enfin).

Je me retrouve avec deux autres débutants du jour comme moi.
Le cours commence et on apprend... à marcher !!! C'est fou cette fixation sur la marche !!! Et moi comme un benêt, je pensais savoir marcher depuis une bonne trentaine d’année !!!
On enchaine ensuite par l'apprentissage de la première forme... on s'installe devant un miroir... vision de moi en T-shirt et survet'...difficile de garder son sérieux...
Dans l'angle du miroir, je capte le vieux chinois tout sec qui matte ce que je fais de loin.
C’est si bon de se faire de nouveaux amis !!!

dimanche 27 septembre 2009

L’arme fatale 3

Pourquoi « l’arme fatale 3 » ? Parce qu’après mes fondants au chocolat (l’arme fatale 1) et mon gâteau au chocolat (l’arme fatale 2), me voila doté d’une nouvelle arme pour épater les filles !!!

Je vous présente :
Coque coco et ganache chocolat
Coque sésame noir et ganache chocolat blanc et matcha
Coque nature et framboise fraiche et zeste de citron.




Dernier cours de cuisines chez Ateliers et Saveurs vendredi soir: les macarons.

Le cours était anime par Patrick Delmas le chef pâtissier du restaurant « chez l’épicier » (a essayer prochainement) qui a quitte Rodez il y a 15 ans pour s’installer a Montréal. Un rugbyman d’une cinquantaine d’années avec une pointe d’accent de chez nous.

mardi 22 septembre 2009

Homme-femme mode d'emploi

A Montréal vient de sortir un livre qui fait beaucoup de bruit : "Les québécois ne veulent plus draguer et encore moins séduire"

Relisez bien le titre… « Ne veulent plus draguer»

En tant que français, abreuvé de film ou on m’explique que la crise de la trentaine est quelque chose de générationnel et aussi imparable que la crise d’ado, j'aurais compris un titre du genre "les québécois ne savent plus draguer", faisant référence aux difficultés existentielles d’un grand dadais de trente ans cloué par l’inquiétude du lendemain et la peur de s’engager... (Voir les deux films sympathiques « Le nouveau Jean Claude » ou « Ce soir, je dors chez toi »)

Mais le titre est différent : « ne veulent plus draguer ».
Voilà, que le québécois a officiellement renonce à draguer "les agasses", ces femmes qui passent leur temps a cruiser (draguer) les mecs et qui s'échappent aux derniers moments, ne laissant a leur victimes que la solution de la douche froide ou du bromure...

Pour essayer de comprendre les québécois, laissez-moi resituer les choses.
En l'espace de 2 générations, la femme québécoise est passée de l'épouse Ingals (dont tout le monde a oublié le prénom !!!) dans "La petite maison dans la prairie" a "Sex in the City" voire carrément a "L World".

L’épouse qui jadis restait a la maison pour élever les 14 têtards que son bucheron de mari lui avait fait davantage pour repeupler le Québec que dans un élan de fougueuse passion (après 14 enfants, je crois que la fougueuse passion en prend un coup), cette femme la, aujourd’hui échange avec ses copines complètement désinhibées leurs avis d’expertes sur les derniers Sex toy a la mode…

Et devinez qui n’a pas suivi la tendance ???
Un indice : il passe sa vie à couper du bois....
Charles Ingals !!!

Notre pauvre Charlie, tout penaud dans sa chemise a carreau, ne sait plus du tout quel pourrait être son rôle. Macho, ca lui est désormais interdit et metrosexuel ne lui évoque que des rapports furtifs le soir sur la ligne verte entre Agrignon et Honore Beaugrand vers 1h du mat'... (A voir la scène de Risky Buisness avec un Tom Cruise à peine majeur mais déjà petit… hum, en passant, les poignées, ca doit être bien pratique… mais je m’égare).

Imaginez son désarroi à notre trappeur...

Les québécois d’aujourd’hui semblent être complètement paumes : les uns m'a t'on dit, s'épilent intégralement tels des Samson pour les yeux de leurs Dalila (pas la chanteuse, l'autre...), tandis que d'autres vont trouver des modèles de virilité masculine au hockey tout en prenant bien soin de rentrer a temps pour préparer le repas de leur compagne.

Il faut savoir qu'il y a une très grande pression sociale féministe au Québec. Les pubs par exemple sont régulièrement scénarisées pour mettre en valeur les femmes au détriment de leur congénère male. Je me souviens d'une pub pour un café glacé a 1 dollar et quelques... La femme craque et en achète un... lorsque le pauvre mec essaient d'y gouter, scandale de la greluche !
A peine plus d'un dollar !!! Hey! Si tu ne voulais pas le partager, tu pouvais pas lui en payer un, non ??? Espece de radine !!!
Je suis persuade qu'une telle pub ne serait pas possible en inversant les rôles, pas sans que les ligues féministes ne s'abattent sur l'agence de pub en question.

Alors qu’en France, les hommes sont tellement plus doués pour la drague…
Morceaux choisis:
« Bon, que fait-on maintenant, on baise ou on boit? Personnellement, je n'ai plus soif. »
« Je lui envoie mon regard incandescent number one, celui qui provoque des divorces et des incendies de forêt »
« Mon nom est xxxx. Retenez-le bien car d'ici la fin de la nuit, vous allez le hurler »
« Que faisiez-vous de vos loisirs avant de me connaître ? »
« J'aime beaucoup les poumons que vous portez ce soir »
« Jolie robe! Elle ferait bien au pied de mon lit »
« Je suis très porte-jarretelles seulement sur moi, cela fait boudiné. Evidemment, vous n'avez pas ce genre de problème »
« Je suis donneur d'organes, vous n'avez besoin de rien? »

A la réflexion, pas sur de prendre la vieille Europe comme référence…

Note à ma maman : ne lis pas la douzaine de lignes au-dessus… Ici tout va bien. Je t’appelle ce WE. Bisous.

samedi 12 septembre 2009

Fast and Furious ( j’ai pas osé Pink Cadillac)

Un épisode devenu culte...
Une des plus grandes aventures de la Babounasse (avec les trois accidents en trois minutes, le jour de mon anniversaire).
Qui est Babounasse ???
Tout est dans le mot.... Babounasse = Baboon Ass = Cul de Babouin = ma Corsa rouge city.

Cherchez pas la couleur "Rouge City" elle n'existe pas...
Nulle part...
Personnellement, je pense que "Rouge City" est le fruit d'une cuite des membres de l’équipe de marketing d’Opel.
Bon, je vous passe la perversité du hasard qui a fait que je me suis retrouve avec une voiture groseille et je vous plante le décor...

La scène se passe en fin de journée en été.
Toute la journée, le soleil a écrasé les hommes et la terre.
Les criquets violonistes commencent à frotter leurs archers.
L'air se rempli de senteurs lourdes, mélange de blé coupé et de figues mures.
Je vais retrouver des amis que je n'ai pas vus depuis longtemps dans une superbe maison postée sur les hauteurs a proximité de Toulouse, en bordure du Gers.
Je gare ma voiture devant l'entrée de la maison.
Il y a la Marie et Fred, mes hôtes ainsi que Céline, Jules et Gregoune (et même Giorgio le fils maudit qui est gai comme un italien quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin.... mais je m'égare... et pas que d'Austerlitz).
Les retrouvailles sont très chaleureuses, la complicité immédiate...

Nous bavardons depuis prés de 45 minutes à l'ombre de la terrasse, le regard perdu dans les champs de blé et de tournesol quand un bruit attire notre attention.
Une sorte de bruit sourd.
Ca se rapproche.
Une voiture déboule dans le champ à quelques mètres de nous.
Qu'est ce que c'est ?
Quel est l'abruti qui se permet de rouler à travers champ ???
Et là, les secondes s'étirent. Le temps se fige.
Eh ?!... mais c'est une Corsa rose, vous voyez, y'a pas que moi qui...
Eh ?! Mais ce chapeau sur la lunette arrière... c'est le mien !!!!
Eh?! Mais c'est ma voiture qui dévale le champ !!!

Sous nos yeux, la voiture livrée à elle-même prend de la vitesse.
Elle sursaute un peu à chaque nid de poules...
Elle tourne un peu, se redresse.
C’est sur, elle va se retourner !!!
Elle va partir en tonneau !!!!
Ah ben non, elle tient...

Quelques secondes plus tard (je vous le donne en mètres, 200m plus loin) grâce à une légère remontée du terrain, la voiture s'immobilise.
Et la, silence...




Tous les yeux sont fixés sur la voiture en contrebas.
Personne n'ose me regarder...
Le temps reprend sa mesure et mes potes explosent de rire.

Là s’achève la première partie de l'histoire...
Car comme dans tous les épisodes cultes il y a une suite…
La deuxième partie relate le sauvetage de la Babounasse.

Cachant difficilement leur fou-rire, mes amis me proposent de venir avec moi pour ramener l’immense groseille qui git au bout des deux traces de 200m qu'elle a laissé dans les blés coupes.
Entre la honte et la vexation, je leur dis que je peux m'en occuper seul et je commence la descente...

J’ai le sentiment que tout le monde me regarde, je me demande si mes potes sont toujours explosés de rire, je me demande si je finirai par en rire moi-même un jour et j'essaie d'imaginer comment je vais pouvoir remonter la pente...

Me voila dans la voiture...
Je mets le contact.
La Babounasse démarre, ouf !
J'enclenche la première...
Demi tour en glissade sur les blés et me voila face a la pente...
Dans un éclair de semi-lucidité, je repère des traces laissées par un tracteur, je me dis que c'est ma chance et que je vais pouvoir les suivre...

Qu’est ce qu’un éclair de semi-lucidité, me direz vous ? Et bien c’est une fausse bonne idée.
A ce moment la, je ne réalise pas qu'un tracteur ne pouvait pas avoir le même entre-axe de roues qu'un Corsa.

Mais je m'en aperçois assez rapidement quand je vois que je n'arrive pas à tenir mes quatre roues dans les sillons et qu'a chaque fois que je sors de ces traces, je suis ballote de tous les cotés... Au passage je croise tous les dangers que ma voiture à éviter on ne sait comment (trous béants, rocher affleurant, etc.…

C'est complètement secoue, en première que la Baboonasse et moi revenons sur la terre ferme.

Je sors de la voiture, non sans avoir serre le frein a main comme jamais je ne l'avais serré (en tout cas pas jusqu'a présent, la preuve en est) et mis une pierre derrière les roues.
Je rejoins mes amis morts de rire...

Depuis, il n’y a pas de soirées dans cette maison sas que mes hôtes ne racontent cette aventure a leurs invites.

Voila donc l'histoire de la Babounasse dans les champs de blé.
C'était une petite entorse a ce blog plutôt destine à raconter mon aventure québécoise et une dedicace a une des toute premiere lectrice du blog (et dont le Papa fait du tres tres bon vin: vignobles.michellacoste@wanadoo.fr)

mercredi 2 septembre 2009

Into the Wild (ou presque)

Depuis que je suis arrive à Montréal et mis a part les deux stages d'aïkido que j'ai pu faire à Toronto, je ne suis jamais sorti de la ville.
L'occasion d'avoir ma sœur a mes cotes était trop belle: direction la Nature avec un grand "N"...
Authentique, sauvage, indomptable.
Ses lacs, ses forets, ses chalets, ses bucherons, ses ours (difficile de faire la différence entre les deux derniers)... bref tout ce qui fait le Québec dans mes petits yeux de français de la ville.

Sur les conseils d'une copine de boulot, nous choisissons notre destination, un petit havre de paix au bord d'un lac en lisière de foret ou nous pourrons canoter en totale communion de la nature.
Première étape, faire reconnaitre au GPS (invention qui a été faite pour moi), l'endroit ou nous voulons aller.
Pas moyen de trouver l'adresse...
"Mauvais signe" penseront les mauvais esprits.
Mais c'est sans compter sur mon sens inné de l'aventure.
J'ai descendu les rapides de Lachine déguisé en Tinkie Winkie moi !!!
L'adresse est inconnue ??? Encore mieux !!! C'est que ma destination est située aux confins du monde, authentique, sauvage et indomptable. Celui dans lequel il faut défendre chèrement sa peau contre mille dangers !!!

L'aventure est ma raison de vivre. Je suis Bob Morane, Corto Maltese, Indiana Jones (avant le 4eme épisode) !!!

Apres avoir improvisé une triangulation avec mon pote Tom-tom (j'en vois qui se marrent déjà, c'est pas sympa), nous chargeons quelques vivres dans la voiture (... un panier pique nique en fait) et nous voila en route vers la Nature authentique, sauvage, indomptable.

Nous roulons avec excitation vers notre bout du monde quand tout à coup ma copine dans le Tom-tom part en vrille.
Oui, j'ai choisit une voix féminine pour mon GSP, cela adoucit un peu mon incompétence... Une voix de mec me stresse, j'ai l'impression que mes passagères vont préférer le type qui explique la route à l'autre... (et l'autre, c'est moi).

Revenons a la cintrée dans mon GPS...
La voila qui m'envoit sur des chemins prives, me demande de faire demi-tour sur des routes a sens unique, me précipite sur des chemins de traverse, bref elle est complètement aux fraises !!!

La, j'ouvre une parenthèse qui me semble nécessaire. Pour ceux qui ne me connaitrait pas vraiment, ceux qui n'aurait pas perce cette carapace de beau gosse si bien élevé dont le calme légendaire n'a d'égal que son extrême humilité, a ceux la donc, il est nécessaire de leur apprendre que je ne brille pas forcement par ma patience...
Parenthèse refermée.

A ce moment la, plusieurs sentiment m'assaillent. Le plus fort, je dois le dire est de jeter le GPS aussi loin que je peux et ainsi le rapprocher d'un satellite capable de lui expliquer que ce n'est pas le bon chemin. Mais je prends sur moi... Deuxième sentiment, la détresse.... Il est ou ce @##$%&**##@$$ de lac ?!!?!?!?, si il se trouve ils l'ont asséché pour laver l'eau (on n’est pas tout le temps très cohérent...)...
Troisième sentiment, le renoncement... cette étape si chère aux philosophies zen... le renoncement... mouais, mais en guise d'Eveil, c'était plutôt "fais iech, on rentre a la casa, rien à foutre de ce @##$%&$# de lac"... pas sur que le Dalai Lama ait prononce ces mots la une fois dans sa vie (le contraire serait marrant, non ?)

Plus proche de Tinkie Winkie que de Indiana Jones, nous voila de retour a Montréal ou après un super pique-nique chez moi (?!!!?), nous décidons d'affronter la nature authentique, sauvage, indomptable du Mont Royal.

Ok, riez... mais je vous garantie que les écureuils du Mont Royal peuvent très bien passer pour de dangereuses créatures (on m'a même dit que ces bestioles sont comme les vampires, s'ils vous mordent, vous devenez écureuils vous mêmes dans d'atroces souffrances, votre corps se couvre de poils roux, une queue en panache vient orner le bas de votre dos, et vous commencez a enterrer de la bouffe que vous mangerez en hiver... enfin si vous n'hibernez pas... croyez moi si vous voulez mais le rouquin qui m'a dit ca avait les deux incisives particulièrement développées et son haleine sentait la noisette...).