lundi 1 mars 2010

Uncut

Voila un an que je suis à Montréal.
Il y a 1 an, le 16 février 2009, je débarquais, la tête en vrac a l'aéroport de PE Trudeau.
Ca fait donc à peu prés un an que j'écris ce blog.
Un an que j'ai eu la prétention de croire que je pouvais vous distraire avec mes petites aventures.
Un grand merci a vous tous, les lecteurs de ce blog que vous me soyez connus ou bien anonymes, que vous soyez membres de mon fan club non-officiel (Camille, Julie, Maryse, Hanh, Baptiste et j'en oublie) ou bien que vous tombiez par hasard sur ces articles aux détours d'un clic de souris.

Mes remerciements sont d'autant plus sincères que mon blog est a l'oppose de toute fonction utilitaire.
Je mets au défi un nouvel immigrant de trouver la moindre trace d'information pratique qui aurait pu faciliter son arrivée à Montréal.
Au fil des articles, vous m'avez suivi a la recherche de club d'aïkido, de kung-fu, de cours de cuisine, vous m'avez accompagné au théâtre, a mes cours de japonais, bref rien de vraiment nécessaire lorsque vous êtes un jeune immigrant en galère !

Comme les anniversaires sont toujours un peu le moment de faire des bilans ou des examens de conscience, je me vois un peu dans l'obligation d'en faire autant...
En fait j'ai choisit de vous dévoiler les scènes coupées du Blogaphil:

Cet été, lors de mon passage en France, sur l'ile d'Oléron plus précisément, pour une semaine de stage d'aïkido, je pensais bien que mon cote "George Clooney, aïkidoka dans la trentaine, de passage en France et vivant a Montréal" allait impressionner les jeunes aikidokates débutantes...
Et c'est gonflé d'hormones et d'espérances que j'ai mis les pieds en terre charentaise.
A moi les amours de vacances ! Les "tu m'écriras?", les "wahoo, c'que t'es fort !!!", les "oh mais comment tu fais ca !!!" et je ne parle pas que d'aïkido, la... (Privilège de l’auteur).
Mais tous ca c'était avant de croiser Xav'.
Xav' est un très bon pote, je le précise.
Mais on n’est pas au même niveau de Pokemon-dragueur, lui et moi et son cote "aïkidoka cool, surfeur et guitariste entre deux aller et retour au Japon" a juste a moitie ruiné mes plans !!
A moitie me direz-vous? Cela veut il dire que vous aurez droit à quelques anecdotes grivoises au sujet de mes relations avec des vacancières ? Ben non car une gastro a ruiné l'autre moitie de mes plans.

Autre anecdote coupée
La première et unique fois que je suis allé aux Etats Unis, sur-concentré sur leur accent américain pour bien répondre à leur question et ne pas passer pour un terroriste, je tombe sur le seul douanier bègue... grand moment de solitude...

Journée de formation sur les différences culturelles. Je cite un exemple pour étayer mon propos au sujet de la différence d'éducation des enfants: Un homme que je croise dans la rue, entame une négociation avec ses enfants pour savoir quelles mitaines ils veulent mettre, les rouge ou les bleues... alors qu'un français n'aurait pas perdu autant de temps et aurait enfilé les mitaines a ses gosses... les gosses en québécois désignent les testicules, vous mesurez a quel point on peut parler de différences culturelles a ce moment la...

Le jour où je signe mon contrat de location longue durée pour ma voiture, le vendeur me dit que je ressemble à Sylvain Larocque. Sylvain Larocque est un comique gros, chauve et qui a un œil qui faire cuire le poisson et l'autre qui surveille le chat.

Une soirée a Toronto après un stage d'aïkido, chez des nouveaux amis aïkidokas, une jeune femme d'origine brésilienne s'approche de moi et engage la conversation, s'extasie (si, si !) sur le fait que je suis un nouveau immigrant qui parle français, anglais, un peu d'allemand et apprend le japonais, moi, extenué par, les 6h de routes, le stage d'aïkido de la journée et par les quelques verres de vins échangés dans la soirée, je réponds de façon très évasive. A l'heure de monter tous nous coucher dans leur grande maison, la maitresse de maison demande a son amie si elle désire rester pour la nuit, la brésilienne me regarde et répond "non"…. aaaaaaarrrrrrgggggghhhhhhh

mardi 9 février 2010

La matrice

Les plus addicts à internet l'auront remarqué, je suis depuis quelques mois sur Facebook.
Je fais désormais partie de ce grand réseau social mondial.
Un peu d'histoire, à l'origine Facebook est le livre que chaque étudiant américain reçoit à la fin de ses études avec les noms et les photos des membres de sa promo.
Un trombinoscope en bon français (mais surement moins vendeur).

Le génial "inventeur" de Facebook (milliardaire a 23 ans) n'a donc fait que transposer ce trombinoscope sur le Net.
La force de Facebook est en fait de partager les infos: des que deux de vos amis rentrent en contact, vous êtes au courant (notez que la notion de vie privée pour Facebook est a géométrie variable).

A la lumière de ce qui a été dit, je ne vous cache pas que j'ai hésite un moment avant de me lancer dans l'aventure...
Pour quelle raisons me demanderez-vous ?
Certainement pas la timidité. Je ne suis pas timide, la preuve lundi dernier j'ai regarde mon reflet dans la glace de ma salle de bain au moment ou je sortais de la douche, c'est dire.
L'humilité ?
Ben venant d'un mec qui parle de lui sur Internet (donc potentiellement à la Planète entière)... ca doit pas être ca, non.

Non, en fait, un peu comme pour ce blog, je ne savais pas vraiment quoi dire et comment y participer.

Pourquoi ai-je craqué ?
Comme tout ce que font les mecs en dehors du foot et de l'alcool : pour plaire aux filles.

Je blague à moitié...
Un des points majeurs de Facebook est tout de même d'arriver à garder le contact avec la fille que vous avez rencontré chez des amis communs, fille dont vous ne vous souvenez pas du tout du prénom vu que vous étiez déjà bien imbibé d'alcool.
Au lendemain de la fête, hop, un tour sur le profil Facebook de vos amis, et là commence le jeu des portraits robot (ben oui, n'oubliez pas que vous étiez dans un état second la veille et qu'il se peut que vos souvenirs soient un peu flous). Une fois trouvée, vous demandez a la jeune femme si elle veut bien être votre amie (le râteau, dans le cas d'un refus, est en plus tout a fait confidentiel).
C'est ca la force de Facebook, être sur Facebook peut permettre de proche en proche rencontrer Scarlett Johanson !
Navre pour ce running gag, en plus je serais tout aussi heureux si je rencontrais Kate Winslett, Keira Knightley ou Nathalie Portmann...
Alors que, vous prenez Susan Boyle, ben elle peut sonner chez moi, je ne l'accueillerai pas en string panthère...
Mais je pense que je livre un peu trop.

Revenons à Facebook, étape importante de la création du profil: la photo.
La photo est un passage quasi obligé de l'outil.
On a vu plus haut que c'est grâce à cette photo que l'inconnu imbibé d'alcool va pouvoir retrouver des nouvelles copines.
Mais c'est aussi et surtout un moyen de communication. En vertu de l'adage qui dit que c'est dans les 30 premières secondes que les gens vont savoir s’ils veulent lier une quelconque relation avec vous.

Or, des études récentes ont essaye de trouver les caractéristiques-type des photos qui plaisent le plus aux internautes.
En gros les ficelles pour qu'un inconnu qui vous croise sur la toile, soit attire par votre profil.

Et la, je suis sur que tous les lecteurs de ce blog, repensent a leur photo de profil Facebook.

L'étude dit que si vous êtes une femme, il est avant tout recommande de regarder l'objectif (si vous êtes une blonde, il est nécessaire auparavant, d'enlever le cache protecteur de l'objectif), de fixer votre regard droit dans la lentille et de "flirter" avec la camera. Je n'invente rien, je transmets l'information. En fait cela fonctionne comme pour les couvertures de magazines. Si la ravissante jeune femme regarde la cible potentielle droit dans les yeux, cela accroche la cible (pas forcement masculine d'ailleurs). Bon il a aussi été préconisé de faire une photo de soi en tenant l'appareil a bout de bras en contre plongée mais la je crois juste que le chercheur était un adolescent attardé et libidineux qui voulait voir du décolleté pigeonnant !

Quant aux mecs, ben c'est tout le contraire.
Inutile de regarder l'objectif avec votre œil de velours (enfin je vous souhaite d'avoir les deux yeux de velours).
Il s'agit surtout de ne pas sourire et de ne pas regarder l'objectif. Faire le mec mystérieux en quelque sorte, histoire de fasciner la demoiselle qui n'aura de cesse d'essayer de savoir a quoi vous pouvez bien penser ou pourquoi vous êtes si soucieux.
Même si tout les mecs savent qu'en ces moments là on essaie juste de réciter l'alphabet à l’ envers ou de trouver ce qui sent si mauvais dans le frigo depuis une semaine...

Le pire, c’est que si vous ne mettez pas de photos, vos « amis » s’en chargeront très bien pour vous…

Et vous, c'est quoi votre photo ???

samedi 6 février 2010

Un jour sans fin

C'était ce mardi.
Mardi matin pour être précis, à l'heure où le soleil d'hiver commence à réchauffer la terre engourdie par le froid.
Phil dormait paisiblement, du sommeil du juste, quand des mains brutales l'ont arraché à ses rêves.
Ce mardi, Phil a été réveillé en sursaut.
Je vous rassure, je ne parle pas de moi a la troisième personne.
Non en fait, je parle de Phil la Marmotte.

Tous les ans, à Punxsutawney, en grande fanfare, on réveille Phil la Marmotte et si la bestiole aperçoit son ombre, la coutume veut que l'hiver soit long et rigoureux.

Et bien, cet événement avait lieu ce mardi.

Imaginez un peu qu'on vienne vous extirper du nid douillet de votre couette pour vous exhiber tout poil dehors devant des centaines de gens et qu'on ait le culot a ce moment là de vous demander quel temps il fait !!!
Moi, perso, j'suis pas une marmotte, mais je pense que si je vivais ca, je serais... comment dire? Un peu contrarie ? En tout cas il vaut mieux que je n'ai pas de lien affectif avec la personne qui me posera la question car je pense que nos relations prendraient une mauvaise tournure.

Certains me diront que c'est inhumain comme traitement ce qu'on inflige a c'te pauvre bête.
Ben là, a vraie dire, je ne sais pas...
Perso je connais (et vous les connaissez aussi maintenant) deux filles capables de réveiller la pauvre bête, la secouer pour voir s'il il n'y aurait personne a l'intérieur et finalement s'en faire une moufle voire un bonnet pour passer l'hiver façon Davy Crockett (et pas de baratins les filles, j'ai des preuves) !
Alors je ne peux pas m'empêcher de penser que la bestiole de Punxsutawney est assez chanceuse tout de même...

Notez, tout de même que l'association de défense des animaux PETA a déclaré être parfaitement révolté face au traitement infligé à Phil.
L'idée de PETA serait de remplacer le rongeur par un robot...
Un robot...
Vous imaginez la compagnie qui va bosser sur le projet « Iron Marmotte » ?
L'ingénieur de 20 d'expérience qui a développé les drones les plus secrets pour l'armée américaine et qui va se retrouver a concevoir la marmotte-cyborg !
Genre Terminator mais en rongeur... La honte...

Tout ca parce qu'un membre de PETA est contre le travail de nuit chez les marmottes...
Vous savez le genre de personnes qui arrivent à vous dire en vous regardant droit dans les yeux que les animaux sont plus fideles que les hommes....
Une bestiole est fidele a un humain parce que l'humain en question le caresse et lui donne a manger.... presque n'importe quel mec peut être fidele à ce compte la !!!

Enfin bref… des américains réveillent une marmotte pour lui demander quel temps il fait, d'autres américains manifestent contre ca (sans prendre en compte l'impact écologique d'un robot de substitution, mais enfin, c'est une autre histoire)...

En attendant, Phil a vu son ombre et on va se peler les meules encore 6 semaines...

mercredi 27 janvier 2010

Out of time

Bonne année !!

Oui je sais c'est un peu tard...
Mais primo, c'est pas une raison pour être désagréable, secundo, je me devais tout d'abord de finir de vous raconter la venue des filles et tertio.... j'en ai pas… mais sachez que je n'aurais pas hésité une seconde à l'écrire si j'en avais eu un !!!

J'espère de tout mon cœur que votre année 2009 c'est bien passée.
Vraiment.
Je suis sincère.
Partant du principe que les gens qui me lisent font partie en très grande majorité des gens que j'estime, et que les gens qui m'insupportent ne lisent pas le blog (faudrait être tordu pour ne pas m'apprécier et lire mon blog, non ?)

Bienvenue dans l’année 2010, année du Tigre selon l’horoscope chinois.
Mon signe si j’en crois les tablettes…
Je ne sais pas si je dois davantage me réjouir d’être une chèvre dans l’horoscope occidental que d’être le résultat d’un adultère entre un lion et un zèbre pour les chinois…

Ah ! Le tigre… comme disait mon premier professeur d’aïkido « soyez comme le tigre, souple comme le chat et fort comme le taureau, mais surtout n’inversez pas !!!!! ».
J’aurais du l’écouter plus attentivement.

Revenons donc à 2010.
Cette année ne me verra pas trop en France, hélas
Hélas pour vous, j'veux dire.
Je conçois assez facilement de me passer de vous mais, j'éprouve pas mal de difficulté à mesurer toute l'incommensurabilité de votre détresse à ne pas me revoir, moi, homme a l'intelligence subtile, au charme envoutant, à la démarche féline de grand fauve indomptable et à la beauté énigmatique... (Ne rayez pas la mention inutile, il n'y en a pas).
A la réflexion, il n'y a bien que ces derniers mots qui soit justes "beauté énigmatique", même moi, encore aujourd'hui, je me demande...
Remercions la Nature d'avoir fait des jolies filles avec des gouts bizarres !!! Et pour les jolies filles qui me préféreraient Jude Law ou George Clooney, heureusement pour moi, il y a la lumière tamisée et l'alcool !!!

Cette année donc, peu de voyage en France (surement en Octobre pour un long We), car c'est en mai prochain que je pars au Japon !!
Ce séjour de quelques jours seulement sera sans aucun doute un des moments clefs de l'année.
Je suis à la fois assez impatient et terriblement navré de me soustraire au mariage d’un de mes potes. Cela ajoutera une petite saveur amère à ce voyage que je souhaite faire depuis 4 ans maintenant (mon premier voyage au Japon date de 2005).

2010…
Janvier…
Vous avez pris des résolutions, vous ?
Elle est bizarre cette coutume, non ?… comment commencer l’année en se rajoutant de la pression sur les épaules. Ca oblige en fait à souligner un de nos défauts récurrents et à l’élever comme priorité de l’année… Nous pourrions nous contenter de s’attacher au positif, bah non, il faut se torturer avec nos petits travers (se ronger les ongles, fumer, abandonner les aveugles en plein milieu d’un carrefour, tenter de « petit-poucetiser » ses enfants dans la forêt et j’en passe des moins drôles !).
Je discutais avec une copine il y a quelques jours au sujet des résolutions et lorsque lui ai dit que j’allais apprendre à m’ouvrir a mes congénères et à davantage dire « oui » (j’avoue, je cherchais à plaire), elle en a profité pour me demander de l’argent ! Quelle leçon !

Allez, pour 2010, je m’engage à ne pas changer d’un cheveu (de plus en plus poivre et sel chez moi maintenant), histoire de ne pas perturber vos repères ! Que ne faut-il pas faire !

dimanche 24 janvier 2010

Cuisine Americaine

Dernier épisode consacré a la visite des filles.

Il faut dire que pendant cette semaine là, nous n'avons pas fait que gambader dans la verdure canadienne!!!
Non, nous avons fait aussi quelques expériences culinaires.

Première contact avec la gastronomie québécoise : La Paryse.
Je resitue la scène : on est samedi, je me suis débattu avec le ménage dans l’appart toute la journée, j’ai fait une pause pour aller remplir mon frigo, préparé une daube et je suis parti a l’aéroport où j’ai récupéré les filles (ménage, courses, cuisine et accueil a l’aéroport… la vache, une vraie Desperate Houswife !!!!! Et encore j’ai pas eu le temps de m’épiler !!!)
Apres un petit tour dans l'appart, nous voila partis faire une petite ballade dans Montréal by night: la rue Sainte Catherine et ses magasins, les Foufounes électriques (pas de panique c'est juste un bar underground... et au passage, les foufounes sont les fesses au Québec, espèce de pervers !), la rue Saint Denis, etc.
Et heureusement que le trafic couvrait les gargouillis de mon ventre affamé ! Les filles, elle, completement à l’ouest coté horloge biologique, avaient passé les dernières 7h dans un avion à manger et a dormir.
Dans un stratagème aussi brillant que diabolique, nous tombons sur la Paryse "par hasard" en revenant chez moi...
Qu'est ce que "La Paryse" ?
Et bien la "Paryse" si j'en crois mes papilles et la majorité des guides gastronomiques de Montréal, est une des meilleures adresses de la ville pour les burgers.
Alors, j'entends déjà d'ici vos cris d'orfraies, scandalisés a l'idée que j'emmène des filles manger un burger.
Eh ? On se calme !
D'abord, ma daube (au vin rouge argentin, un pur bonheur !) était toujours en train de mijoter et puis ensuite, n’oubliez pas que ce n'était pas un rendez vous galant !! (deux filles, je vous le rappelle).

Assis a table après 5 petites minutes d'attente (pour la Paryse, c'est une performance), nous voila en train de commander nos burger : un régulier bacon, un régulier sans bacon et un végétarien au bleu, pomme et noix.
La, gros éclat de surprise d'une des filles qui pétrifie la serveuse et nous propulse en tête des attractions pour les tables environnantes.
Les burgers arrivent et là commence la lutte...
Peu de gens savent que si je fais de l'aïkido depuis plus d'une dizaine d'années, je suis complètement démuni devant un burger qui fait absolument ce qu'il veut avec moi...
Même le petit bout de bois censé m'aider à tenir le tout ensemble, ne m'est d'aucune utilité... je me débats avec mon plat qui s'ouvre de partout et qui finit par répandre tout son contenu dans mon assiette façon mécano "refait ton burger toi même"... et je ne parle pas de la tranche de bacon qui pendouille hors de ma bouche comme une deuxième langue !!!
Non, il est honnête de reconnaitre que me voir manger un burger n'est absolument pas glamour !
Un grand merci aux filles pour leur clémence a mon égard…

Deuxième expérience culinaire: La Poutine !
Ben oui, impossible de passer a cote de la Poutine a Montréal !!!
Deux jours après leur arrivée (et le lendemain de l’effroyable mascoticide) , nous voila parti a la Banquise, haut lieu de la spécialité québécoise (avec 25 Poutines a la carte).
Qu'est ce que la Poutine, me direz vous ?
La Poutine est le remède universel contre la gueule de bois dit-on...
Une soirée a 3g ? Pas de problème, une Poutine et hop ! Dégrisement immédiat !!!
La poutine basique est constituée de frites, de fromage en grain (qui quand il est cru, porte le surnom de fromage qui fait "skouitch-skouitch") et de sauce brune (dont il est préférable de ne pas savoir comment elle est faite) qui fait fondre le fromage et donne la touche finale a l'ensemble...
Ajouter a cela au choix, des oignons des poivrons, de la viande, du fromage bleu type roquefort et vous pourrez décliner la Poutine a l'infini
On se fraye un chemin au travers du menu et on finit par commander nos plats.
Petite tentation d’accompagner cette bombe calorique par un p’tit cocktail de légumes (« un cocktail de légumes»… faut vraiment que je remette la main sur mes testicules moi… hum, enfin, façon de parler…)
Mais je cède et compte sur les bulles de Coke pour m’aider à digérer tout ca…
L'épreuve terminée... nous redescendons Saint Laurent, le souffle un peu court... mais heureux d'être dans le bon sens de la pente...


Troisième et avant dernière expérience : le poulet coco...
A proprement parler, il ne s’agit pas d’une expérience particulière, il faut bien le reconnaître, mais c’est plutôt un concours de circonstance un peu bizarre…
Le lendemain de la Poutine, les filles ont décidé de passer la journée à Québec.
Je décide quant a moi de les accueillir avec un poulet coco, ce qui en soit était une bonne idée si ce n'est qu'une fois avoir fait revenir les oignons, l'ail et le gingembre frais, après avoir fait dorer le poulet et ajoute la première boite de lait de coco... je m'aperçois que je vais manquer de lait de coco…
Urgence !!!Allo Jack Bauer ?! Il est 20h00, je fais un poulet coco sans coco… et les filles vont arriver…
Un seul endroit où trouver du lait de coco a cette heure tardive (a peu prés 2h après l'heure du repas ici au Québec) : direction, Chinatown (fort heureusement a 15 minutes de marche de chez moi).
Je descends rapidement le Boulevard Saint Laurent quand je un mec s’approche de moi.
"Psssst, tu cherches quelque chose?"
"Ben euh ouais"
"Du pot, du hash ?"
"Ah ben non en fait, du lait de coco... (Regard interrogatif de mon interlocuteur) Ouais, je sais... mais merci quand même !"
"Degage !"
"Ok !"

Ce soir là, j'ai faillit faire un space-coco-poulet. Un truc, a mon avis, assez dégueux mais très relaxant !
Arrivé au dernier dépanneur ouvert de Chinatown, je pousse la porte et me téléporte a des milliers de kilomètre de Montréal... Je suis incapable de lire la moindre étiquette... tout est écrit en mandarin.
Même les photos ne sont pas suffisamment nettes pour me faire comprendre ce que vois!!
Extrait du dialogue surréaliste dans le magasin ce soir la :
Moi : "-Bonsoir, je cherche du lait de coco ;"
"-..."
"- euh, coconut milk?"
"- Milk?"
"- No, coconut"
"- Coconut?"
"- Yes, but milk"
"- coconut milk?"
"- yes, coconut milk'
"- Je parle français si vous préférez"
"- ah ben ouais, ca va faciliter les choses"
"- ici"
"- merci"
"- Bienvenu"
"- Pardon ?... ouais bref, merci, au revoir"
"-bonjour"
« - aaarrrrrgggghhhhh »

La tête en vrac, je ressors de la et je remonte Saint Laurent, je recroise les deux types qui cette fois ci ne s’approche même plus de moi.
Lorsque je rentre a l'appart, les filles sont déjà la... extenuées par leur voyage a Québec… Le poulet coco qui est revenu de loin est accueilli chaleureusement…

Dernière expérience : Le pied de cochon.
Je suis incapable d'aller au resto seul... je peux aller au ciné seul, au théâtre seul, au concert seul, mais faire un resto seul, je ne peux pas ! Le resto c'est un truc qui se partage !!
Or les toulousains qui lisent ce blog savent que je suis un fou du resto "Les copains d'abord". Et je cherche désespérément à retrouver ici a Mtl un resto qui pourrait rassasier ma faim de foie gras, de souris d'agneau confite, de magret de canard, de cote de veau aux petits légumes..... Mais j'arrête la, je m'énerve tout seul.
Et quelle fut ma joie de découvrir le resto "au pied de cochon" ou précisément je peux retrouver un peu ce que j'aimais a Tlse (sans l'accueil de M'sieur Sébastien tout de même).

Donc, me voila tout content d'emmener mes deux drôles de dames dans ce resto. A peine attablés, une sorte de phénomène bizarre se produit… alors que j’essaie de distraire mes deux invitées, je m’aperçois que tout ce que je peux leur dire leur passe a 1000 pieds au dessus… On dirait que l’attention de mes eux amazones est complètement happée par quelque chose de complètement extérieur à la table : le serveur du resto.
Un mec hirsute et mal rasé, s’approche, se penche vers nous et je vois Mascotte Psycho et Squirrel Killer rougir, bredouiller et se cacher derrière leur menu !!!

La terreur du Mont Tremblant et la fille qui allait tout de même défié un ours pour une photo se sont transformées en deux ados rougissantes… Incroyable !

J’explique au serveur que manifestement, nous allons devoir prendre quelques minutes de plus pour faire notre choix. Et le serveur repart avec une lenteur calculée dévoré du regard par mes deux amazones, regard qui se fixe plus particulièrement sur le bas du dos du bellâtre.

Comment vous dire ma détresse a ce moment la ???
Vous allez me dire que je suis jaloux… et ben ouais ! Je sais que c’est difficile a croire mais il ne m’est jamais arrivé de captiver a ce point l’attention de deux filles juste en leur demandant ce qu’elles désirent…
Mal rasé, décoiffé et moulé dans un Lewis, je passe pour un magasinier de chez Ikea !
Quoi qu’il en soit ce fut une belle soirée et une belle semaine en charmante compagnie.
Là s’arrêtent les articles sur la venue des filles. La première j’ose espérer.

mardi 5 janvier 2010

Les randonneurs (suite)

Voici la suite de mes aventures avec « Squirrel killer » et « Mascot Psycho » de passage a Montréal.

Lorsque les filles m’ont dit « On a trouvé un super plan pour notre dernière ballade ensemble !!», j’aurais franchement du me méfier…

Je ne suis plus le même homme depuis…
Aujourd’hui, je peux dire que j’ai enfin vu la Nature sauvage et indomptée, impitoyable et dangereuse. Je l'ai fixée droit dans les yeux et… elle a bavé sur ma voiture !

Je m’explique.
Notre deuxième immersion dans la verdure québécoise s’est faite au Parc Omega Outaouais. Vous devez savoir que le Parc Omega est un parc safari.
Mais pas un parc safari comme il y a en France où on s'esquinte les yeux pour voir au loin un buisson bouger pensant, a tout hasard, que derrière ce buisson qui bouge, il y a un animal sauvage... (Notez que ca c’est la version pour les enfants… car tout le monde sait ici qu’en France il existe des parcs ou les buissons bougent sans qu’il y ait des animaux sauvages tapis derrière mais simplement des personnes en pleine détresse sentimentale et d’autre qui, comme dirait Brassens, leur font la courte échelle pour monter au 7eme ciel).

Apres 45 minutes de voiture, a l’entrée du parc une jeune femme nous tend la carte de notre parcours : nous devrons traverser les territoires des wapitis, des sangliers, des orignaux, des bisons, des bouquetins, des loups et des ours ! Tout cela vivant en liberté ou en semi-liberté !

Dans un effort colossal, j’esquisse un sourire (crispé) aux filles tout en imaginant déjà un bison retourner ma voiture.

J’enclenche la première et nous voila parti.

Pendant les quelques premiers mètres mon cerveau dopé a l’adrénaline élabore un raisonnement qui sur le coup me parait cohérent : entre tous les animaux dans le parc a ce moment précis, la chose la plus curieuse que les autres animaux peuvent voir, c’est tout de même … ces trois humains dans une voiture, non ? Or j’imagine que les bestioles se tiendront à l’ écart en respectant la distance sociale adéquate quand on se rencontre pour la première fois…

Je me trompais.

Imaginez qu’à l'entrée du Parc, le visiteur lambda est invite à acheter des sacs remplis de carottes.
Imaginez maintenant que depuis que le parc existe, les bestioles ont compris qu'a chaque voiture qui passe sur la piste, une ou plusieurs carottes peuvent tomber de ces grosses boites de conserve d’humain...
Résultat, au bout de 15 m dans le parc, une horde de Wapitis vient s’agglutiner a ma voiture.
Et s’agglutiner est le bon terme vu que ma voiture est a ce moment la recouverte de 234 litres de bave de Wapiti…

Et je ne sais pas si vous savez ce que c’est que la bave de Wapiti… mais aujourd’hui encore, le gel de janvier n’arrive même pas à entamer les zones que ces grands cerfs ont enduites

Les filles ne savent plus comment réagir : ca fanfaronne en voyant les Wapitis avancer mais ca referme énergiquement les fenêtres en criant des qu’un de ces carottophages s’approchent de trop près…

En faisant bien gaffe de ne pas leur rouler sur les sabots, nous nous frayons tout de même un chemin (ce qui se traduit immédiatement par l’étalement uniforme d’une couche d’apprêt waterproof bio, parfum carotte).

A peine le troupeau passé, nous voila pris en chasse par une horde de sangliers (surement l’équipe qui nettoie les enjoliveurs de la voiture…)
Petite tentation de dégommer un ou deux marcassin d’un coup de portière, mais le regard de la maman ou d’une tante (je n’ai pas franchement essaye de connaître leur lien familial) m’en dissuade.

Et la, j’avoue avoir été tenté par dire a Mascotte Psycho que parmi ces animaux sauvages se cachait un mec déguisé avec un costume en peluche, histoire qu’elle nous ouvre la route…
Mais je renonce… je le regrette encore un peu aujourd’hui.

Au détour d’un virage, nous entrons dans la zone des Bisons…
Oui, la bête mythique des westerns… ce magnifique animal, incarnation de la force de la Nature Nord Américaine est la a quelques mètres de nous…
Un petit groupe broute paisiblement du foin sans prêter attention à notre présence…
Ouf !
Mais voila que la voiture juste devant nous freine.
Un de ces bestiaux est sur le chemin…
Forcement a ce moment, la concentration inhabituelle de voitures ne manque pas d’intriguer les potes de M’sieur le Bison qui quittent aussitôt leur mangeoire pour venir inspecter nos voitures de plus près…
Gloups !
Cela a été un des têtes à têtes les plus intenses que j’ai jamais eu… (Et je ne parle pas d’un face a face amoureux, je parle d’un rendez vous avec un truc qui en un coup de langue peut vous nettoyer la face et qui d’un coup de tête peut vous sécher pour la journée… ah ben si, a la réflexion, ca pourrait coller en fait!!)

Bref nous avions quitté les wapitis lécheurs et sangliers trottinant pour tomber nez à nez avec les Bisons curieux…
La vache ! On dirait des totems scouts !!!
Petit moment de nostalgie en repensant a ma période de scoutisme… Ca y’est, c’est passé !
Je vous rassure, je n’étais ni « Wapiti lécheur » ni « Bison curieux » !

Reprenons le fil de notre aventure pour arriver devant les seuls enclos du parc, ceux abritant les ours et les loups : la, a une dizaine de mètres une grosse masse noire avachie est en train de se taper une sieste monumentale…
Je ne peux pas croire que cette espèce de tas de poil soit un ours, celui-là même (ou son cousin) qui nous a fait rebrousser chemin une semaine auparavant au Mont Tremblant… Cette bête fauve capable d’arracher une tête d’un coup de patte n’est à l’évidence qu’une grosse peluche noirâtre plus occupée à roupiller qu’a étêter les passants…

A notre surprise, Squirrel Killer, rassurée par l’enclos, se met à interpeller la bête fauve… qui la snobe avec dédain.

Énervement de Squirrel Killer qui veut tout de même pouvoir prendre en photo autre chose que les fesses d’un grizzly, insiste pour essayer de stimuler un peu la bête.
C’est la que l’idée de la journée fuse : tout le monde sait que les ours sont attirés par les choses sucrées, et la, Squirrel Killer se retourne vers nous et nous demande « c’est comment déjà le cri du sucre ???»
On a beau être habitue, ca déstabilise…
Certes plusieurs fois, depuis que nous nous connaissons, Squirrel Killer nous avait paru un peu « bizarre »: « Moi, je ne mange pas les armoires » (Bremen, mai 2009), « c’est quoi le féminin de bois ??? » (Bremen, un peu plus tard).

Dans l’incapacité de répondre avec précision a cette question, et je l’avoue un peu décontenancés, Mascotte Psycho et moi-même décidons d’engager notre retour vers Mtl ou les filles devaient reprendre leur avion dans la soirée…

lundi 21 décembre 2009

Les randonneurs

Arrrrgggghhh
L’angoisse de la page blanche!!!

Euh, navré pour ce silence de quelques semaines, mais j’ai eu toutes les peines du monde à trouver le biais pour raconter la venue de Camille et Julie.
Difficile de partir dans mes délires scribouillards habituels quand deux de mes lectrices ont été les témoins de ce que je m’apprête à écrire…
Mais j’ai trouvé la solution, elle était là, évidente: vous racontez l’exacte vérité des faits. Pas ma vérité, non la Vérité, la seule, l’unique, l’inattaquable.

Bon, je vous passerai sur l’arrivée des deux squatteuses : l’attente a l’aéroport, les yeux dans le vague cherchant au loin une tête connue, puis les sourcils qui se relèvent, les sourires qui inondent les visages, la course au ralenti et la musique dans le fond qui vient vous tirer les larmes…

En fait, la seule chose vraiment « George Clooneyienne » que j’ai fait ce samedi soir là, fut de me raser.
Et c’est sur des joues aussi roses et douces que des fesses de bébés que les filles ont pu déposer leurs bisous d’arrivée…
Ensuite, poliment, je leur ai proposé de les délester de leurs bagages, et en vraies femmes du 21eme siècle, elles répondirent en chœur qu’elles pouvaient gérer cela seules… Le Féminisme a du bon ! Imaginez le nombre et la densité des bagages que deux filles peuvent emmener avec elle dans le Grand Nord canadien !

Le Grand Nord canadien, c’est par cela, d’ailleurs, que je vais commencer à raconter nos aventures.

Puisque mes deux pensionnaires allaient être confinées en ville toute la semaine, nous avons profité des deux bouts de week-ends pour aller nous immerger dans la verdure québécoise.

Et si vous avez lu les articles précédents relatant mes exploits en la matière, vous pouvez imaginer dans quelle incertitude je me trouvais : Hors de question de passer pour un cave devant les filles... devant ma sœur, quelques mois auparavant, j’avais pu le gérer mais face à deux nanas à la pointe des méthodes les plus actuelles de communication électronique, ma réputation aurait pu en être complètement ravagée a l'échelle planétaire en deux clics de souris... et ca, je ne pouvais pas me le permettre !

C’est donc avec une « petite » pression sur les épaules que j’ai embarqué les filles dans la voiture le lendemain de leur arrivée, direction le Mont Tremblant, une station de ski doublée d’un parc immense ou nous étions sur de trouver toute la chlorophylle que nous cherchions.

Comment décrire le Mont Tremblant ? Imaginez une station de ski qui aurait été créée par Walt Disney avec des maisons aux toits rouge vif ou vert prairie, de la pelouse digne d’un green de golf, un vrai-faux clocher dont la peinture a juste eu le temps de sécher, et vous aurez une vision assez juste du Mont Tremblant.

Arrivés là-bas, toujours prêts à nous abandonner à la Nature, nous entamons une petite ballade au bord d’un lac, bavardant de choses et d’autres quand, tout a coup, nous croisons un panneau nous indiquant la marche à suivre si nous tombons nez a nez avec… un ours.

Oui vous avez bien lu… un ours.

La, deux écoles : la première, nous bravons le danger, et nous entrons sur le territoire de la Bête. Galvanisés par l’adrénaline qui coule à flot dans nos veines, chaque pas est un défi à l’espèce plantigrade au complet, un « même pas peur Winnie !! », un « Retourne chez ta mère, Bouba !!»…
Et la deuxième école… celle qui veut qu’une de mes copines devienne particulièrement hystérique a la simple vue d’un écureuil (non Julie, je ne dirais pas que c’est toi… oups !... ah, bah, d’un autre cote, j’ai dit que je racontais l’exacte vérité)…

Un écureuil, vous savez ? Ces petits trucs tout mignons et parfaitement inoffensifs…et bien ces petites peluches vivantes déclenchent chez Julie une terreur digne des plus grands thrillers… En d’autres termes la Miss peut regarder le cycle complet de SAW sans broncher et hurler a la moindre vue d’un petit écureuil qui s’approche… alors imaginez-nous face a un ours !!

Ayant tous les trois définitivement écarté l’idée de battre un ours a la course ou a l’escalade (Ah, Newton, ce que tu peux être cruel !!!), nous décidons de rebrousser le chemin, bizarrement confiant dans le fait que ledit ours sait lire le panneau et sait exactement que de l’autre cote du panneau, il ne doit pas essayer de nous bequeter.

Et nous nous mettons en chasse nous même pour dénicher notre repas a la station même du Mont Tremblant.
Là, la vérité nue et inattaquable m’oblige à vous parler de la deuxième partie de la journée : la dégustation des queues de castors et le drame qui s’en suivit.

Oui vous avez bien lu, nous avons gouté des queues de castors… Apres tout, nous sommes des aventuriers, non ?!?!?!
Et bien sachez que ce n’est pas mauvais du tout, c’est gras, sucré, bref régressif à souhait mais c’est bon !!!
Et là je sens bien que j’ai perdu la majorité de mes lecteurs qui sont en train d’avoir des nausées…
Je vous rassure tout de suite les queues de Castor ne sont pas des vraies queues de castor (yeurk…) Ce sont en fait des pâtisseries de type beignets en forme de ... non la si vous ne trouvez pas... enfin bon... en forme de "ce que vous savez" sur lesquelles on étale ce que l’on veut mais à condition tout de même que cela soit gras et sucre : du Nutella, du sirop d'érable, du beurre fondu etc. (euh la c’est moi qui commence à me sentir pas très bien).

Occupés à déguster nos queues de castor, nous marchions dans le centre de la station quand le drame est survenu
Un drame terrible qui restera dans les mémoires des gens présents ce jour la.
Tout s'est passe si vite... Nous n’avons rien pu faire…
Aujourd’hui encore je ne m’explique pas ce qui est arrivé…
Je ne savais pas que les filles pouvaient avoir des phobies aussi bizarres... car si l'une est terrorisée par les écureuils, je ne savais pas que l'autre était une psychopathe des mecs déguisés en rennes... (Pathologie aussi rare que violente, je vous prie de me croire).

En ce dimanche après-midi ensoleillé, dans cette station familiale du Mont Tremblant, une mascotte s'est approchée de nous... un brave gars déguisé en rennes, peut être un étudiant fauché, heureux de pouvoir arrondir ses fins de mois en se déguisant en peluche pour la joie des plus petits…
On ne peut même pas dire que le mec était discret. Au contraire, le type était visible de loin (et c’est normal, c’était son job, celui d’une mascotte).
Julie et moi l’ayant vu, nous avons choisi le classique cadrage-débordement du rugby… nous ne nous doutions pas que Camille allait carrément dézinguer le renne en peluche: Low kick, high Kick, Nesquick ! Tout s’est passé en un éclair ! A ce jour, le gars est encore persuadé d’avoir croisé la route de Chuck Norris !!!

Et la, il m’apparait important d’ouvrir une parenthèse. Si il y a une chance, même infime, que parmi les lecteurs de ce blog se trouve le prochain mec de Camille, je voudrais qu’il suive mon conseil « Ne jamais, je répète, ne jamais, te déguiser en mascotte pour séduire Camille !!!».

L’affrontement fut si bref et si violent que nous fumes obligés de nous éclipser aussitôt du Mont Tremblant, et c’est rouge de confusion et de colère (la confusion pour nous, la colère pour la mascoticide), que nous sommes repartis a Montréal aussi vite que ma voiture le permettait…

Encore aujourd’hui, les saisonniers du Mont Tremblant raconte la légende d’un jeune étudiant déguisé en renne qui a survécu a l’attaque d’un animal sauvage… les uns disent qu’il s’agissait d’un ours, les autres parlent d’un animal mythique que les Mohawk appellent Wakan Tanka, l’Esprit de la Nature Sauvage.

Effroyable…

(à suivre…)