lundi 1 novembre 2010

New York, New York ! (la suite)

Un WE de gars.
Voila ce que c’était ce WE a New York, un WE de gars.
Les filles ont leurs pyjamas party, et nous les mecs, on a nos WE de gars !
Et c’est d’autant plus compliqué à raconter, en fait.
Car normalement si je suis le « code » a la lettre, je ne devrais pas raconter ce qui c’est passé a New York ce WE là.
Et c’est d’ailleurs ce qui a valu ce silence entre cet article et le précédent.
Mais des menaces sérieuses sur mes relations sociales m’ont poussé à trahir ce code… et je n’en suis pas fier.

Alors, bon, voilà, le WE a New York.

Jules, installe-toi confortablement, c’est assez long.
Oui, j’ouvre là une parenthèse, Jules est un lecteur du blog qui lit mes articles sur son Iphone pendant qu’il est aux… enfin en train de faire…, vous aurez compris, ouais, en tant qu’auteur du blog, ca rend modeste.
Donc Jules prépare toi à avoir tes petites fesses un peu ridées parce que cet article est un peu long (je sais que tu attendais ce genre de dédicace !)

Revenons à Nouillorque.
Vous me connaissez maintenant, forcement, je ne vais pas vous parler de ce que vous pourrez trouver dans les guides touristiques, la vocation de ce blog est d’éviter a tout prix de vous donner le moindre conseil pertinent que ce soit à Montréal ou à New York. Pourquoi déroger a cette règle d’or ?

Bien sur je pourrais vous parler des buildings, de la statue de la Liberté (qui est française et pas allemande, la preuve, elle se rase sous les bras), de Greenwich Village et de son petit café où nous avons déjeuné sous le soleil en matant la nuque d’une très jolie jeune femme vêtue de ce qui s’apparentait a une sorte de robe romaine rouge découvrant délicatement la grâce de son cou et la finesse de ses épaules…. Aaaaaarrrrrggggghhhh j’arrête, je m’excite tout seul… (Jules t’es toujours avec nous ?).
Je ne vais pas vous parler non plus de Central Park, de l’Empire State Building, de Harlem et de son mythique Apollo Theatre et de son boulevard Malcom X, ni même de Little Italy et de ses cannolis (dédicace pour les fans des Sopranos).

Non, laissez-moi vous résumer notre WE de gars à NY : Junk-food, exhibitionnisme nocturne sur Time Square et danseuses a la grâce de gazelle.

Quel programme ! N’est-ce pas ?

Mais d’abord, que serait un WE de gars sans bolide rugissant qui roule à toute allure???
Et bien, c’est notre chauffeur de taxi qui a tenu à nous mettre tout de suite dans l'ambiance.
A peine descendues de l'avion, que nos fesses (et nous avec) s'incrustent dans le cuir de la banquette d'un taxi qui démarre au quart de tour vers le centre ville.
A l'heure ou j'écris ces lignes, je suis sur que les empreintes de mes fesses et de mes ongles sont encore incrustées dans le cuir de ce taxi et qu’il les fait même visiter le dimanche !!
Un vrai barjot !!!

Petite entorse a la règle de ce blog, un conseil tout de même pour visiter NY : ne traversez jamais quand ce n'est pas a votre tour, sinon, vous allez vous retrouver illico en route vers les urgences après avoir mangé un taxi a toute vitesse et de plein fouet.
Car en fait, je pensais (naïvement) qu’à l’approche du centre ville, le disciple black d’Ayrton Senna allait se calmer, au moins pour ne pas risquer de pulvériser un piéton innocent… je me gourais…

Apres avoir ressenti très intensément le besoin de redevenir croyant-pratiquant au moins trois fois dans ce taxi, nous arrivons a destination.

«Bonjour »
« Euh, bonjour… vous parlez français ??? »
« Well, euh, no, sorry…»
Echange de regard perplexe avec mon acolyte…
Petite voix au fond de moi : « Euh, si vous ne parlez pas un broc de français, pourquoi vous vous évertuez à nous saluer en français ?!??!?!?»

Après avoir brièvement pris possession de notre chambre d’hôtel, en bon mecs carnivores, nous nous mettons en chasse de ce qui sera notre repas du soir.

Et là, pas question d'essayer de s'impressionner avec des petits plats exquis... des petites bouchées qu'on déguste du bout des doigts, des verrines de petits pois, des crèmes brulées au foie gras ou des capuccino de homard, non ! Entre potes, c'est du sérieux !!! On a faim !!!
Et c’est là que nous croisons ce qui surement sera le clou de l'épisode « bouffe » à NY : le repas chez Bubba Gump.
Ca vous dit quelque chose ? Je resitue « La vie est comme une boite de chocolat », « Cours, Forest, cours », ca y’est, vous l’avez ?
Oui, vous ne rêvez pas, les américains ont pris un personnage secondaire du film pour en faire le thème central d'un resto. A deux pas de Time square, ils ont même construit une sorte d'immense cabane de pêcheur de crevettes.

Tout a l'intérieur a un rapport direct avec le film « Forrest Gump » : le menu sur des raquettes de ping-pong, les plaques d'immatriculation avec « Run, waiter, run » pour signifier au serveurs que la table ne manque de rien et les crevettes bien sur..., on a même droit a un petit quizz par le serveur, quizz remporté haut la main par le cinéphile qui m'accompagnait (notez que je prends un plaisir pervers a ne pas citer son nom…).
D’ailleurs, à ce propos, la loi oblige les restos new-yorkais à préciser l'apport calorique de chaque plat. Les yeux ont faillis nous tomber du crane quand on a vu un plat a 2000 calories (c'est-à-dire a la ration qu'un homme doit manger en un jour… dans un seul plat ! Je ne sais pas si je dois être impressionné ou dégouté).
Un resto a l'effigie d'un héros de film... je n'ose pas penser a ce qui serait arrivé si jamais ils avaient choisi « l'Exorciste »... le décor aurait été une chambre d'adolescente avec de la purée de pois cassés verdâtre que, Ô grande classe, le client pourrait gerber en faisant tourner sa tête a 270 degrés et en insultant la maman du serveur... Conceptuel !

Autre grand lieu de la junk-food: le M&M's Store.
3 étages consacrés exclusivement aux deux personnages de M&Ms, le jaune à la cacahuète, le plus grand et il faut le dire le plus niais des deux, regard morne et démarche placide... et son pote, le petit hargneux tout rouge...
Un monde entier a l’effigie des deux pastilles jaune et rouge : les serviettes M&Ms, les mugs M&Ms, la vaisselle M&Ms, le peignoir M&Ms, même les sous-vêtements M&Ms…
Et la me vient l’ancien slogan de M&Ms (les Treets pour les plus de 35 ans) qui commençait par « Ca fond dans la bouche mais pas dans la main ». J’en rougis encore.

Encore rouge de confusion, nous ressortons du M&Ms store quand nous tombons sur…
Le naked cowboy !!!
Si, comme moi, vous ne connaissiez pas ce personnage, sachez que le naked cowboys est un brave gars, sympa au demeurant, qui arpente le centre ville de Manhattan avec une guitare, un slip en coton blanc et des santiags.
Ah bah oui ! Quand je vous parlais d’exhibitionnisme nocturne sur Time Square vous pouviez vous douter que ce n’était pas mon p’tit corps que j’allais exhiber en plein New York… même si celui-ci est l’objet d’un culte ardent chez les femmes d’une tribu des hauts plateaux de l’Himalaya (les pauvres femmes ! Tiraillées entre des petits chinois rabougris et les yacks poilus au museau fumant !!!), mais cela est une autre histoire…
Bref, je n’allais pas risquer de passer le WE au poste de police entouré de 2 Hell’s Angels et d’un sadique de Central Park pour avoir, ne serait-ce que, déboutonné mon jean en public…

Petite pause pour Jules qui commence franchement à avoir ses petites fesses gercées… (T’aurais jamais du m’avouer ca !!!)… Si quelqu’un a de la crème pour l’érythème fessier du nourrisson, qu’il la fasse partir à Hambourg en express… merci pour lui !

Bref nous avons vu déjà 2 des 3 moments particuliers du WE de gars…
Et nous voila arrivés au troisième grand moment: les danseuses.

Je récapitule, nous sommes deux mecs à l’apogée de notre production d’hormones et nous sommes seuls… a New York… la décision était facile a prendre, le samedi soir nous irons voir des danseuses !!!
Et nous en avons vus !!!
Des vraies gazelles a la patte gracile (bah, les deux en fait), des lionnes félines souples et indomptables… et même les deux fesses rouges d’un vieux babouin…
Rrrrrrrrrr

Oui bon, je vous dois la vérité…

Nous avons effectivement vu des danseuses, des gazelles, des lionnes et une femme grimée en vieux macaque… mais aucun strip-tease, aucune lap-dance, hélas… vu que c’était à la représentation du Roi Lion !
Un endroit ou il n’est pas convenable de montrer les stigmates d’une ardente passion, je vous le dis !
Non, pas d’érection chez Mickey !!!! (note a l’attention de ma maman, ce n’est pas moi qui ai écrit ca…)
Mais il faut me pardonner, je ne savais pas comment le dire sans passer pour le mec frimeur qui s’était tapé une comédie musicale a Broadway (genre «euh, t’as vu le Roi Lion ? », « Ouais je l’ai vu a Broadway, samedi dernier… » en roulant les yeux au ciel)
Alors, je ne reviendrai pas sur l’histoire, archi-connue et les chansons que tout le monde a déjà chanté (« Hakuna Matata », « Can you feel the love tonight », chanson qui, au passage, ne supporte pas trop la traduction française « es ce que tu sens l’amour ce soir ?? »).
Mais la mise en scène et les costumes méritaient à eux seuls d’aller voir cette comédie musicale.
Petite inquiétude tout de même quand je me suis surpris a ne pas saisir un broc de ce que disaient les chanteurs… un peu avant de réaliser que les passages que je ne comprenais pas étaient en fait en kiswahili… et je dois dire (modestement) que mon kiswahili est un peu rouillé…

A ce moment précis, une question me taraude « Serais-je capable de fermer cet article là, maintenant, sans la moindre conclusion au minimum bâtie, structurée ou construite ? »
«Bien sur que non », vous allez me dire.

Ben si !
Allez, Hakuna Matata !!!

Petite pensée pour Jules qui n’a plus aucune sensation dans la région du bassin...

jeudi 14 octobre 2010

New York, New York !

Allez, soyez perspicaces, lâchez vous !!!
C'est quoi le sujet de l'article ????
Mon We a Jouy-en-Josas???
Hum, cherche encore...
Il y a un indice dans le titre de l'article...
...
Comme vous êtes des gens intelligents et de bon gout (la preuve, vous lisez mon blog), vous aurez vite compris que je fais allusion a mon We dans la Grosse Pomme !!!
Quoi de mieux que ce titre pour vous raconter mon escapade a New York ?!?!
Au passage, je partage avec vous une révélation que j'ai eu il y a quelques années. Vous savez ce genre de révélation qui vous illumine l'existence...
Ce sentiment que Pierre et Marie Curie ont eu en découvrant ce qu'était la radioactivité en ce faisant irradier pépère dans leur labo, ou Isaac Newton qui pris une pomme sur la tronche avant de comprendre les lois de la gravite (lois cruelle qui m'interdisent encore aujourd'hui de sauter a la perche ou de faire de l'escalade) ou bien encore ce sentiment de tâche accomplie quand vous déchiffrez enfin une chanson de Mylène Farmer, ou bien encore le jour ou j'ai compris que, quand on emmène une fille au cinéma, ce n'est pas pour regarder le film, bref, vous voyez ce que je veux dire?
La révélation, ze revelachone (en VO): Le fait que NY est mentionné deux fois dans la chanson du film de Scorcese ne signifie pas que l'auteur se souciait particulièrement des sourd et des malentendants.
Non, pas du tout en fait...
Ca vous scie les pattes ca, hein ?
Et dans un sens c'est logique, pourquoi faire une chanson pour les sourds???

Le deuxième "New York" désigne en fait juste le nom de l'Etat !!!
N'êtes vous pas rempli de joie et d'allégresse a ce moment précis ou vous avez finalement la clef de l'énigme??
Ainsi la chanson parle tout bonnement de la ville de New York dans l'état de New York...
Un peu con vous me direz...

En fait, ce n'est pas si bête. Outre le fait que la capitale de l'état de New York est totalement inconnue du monde entier a l'exception d'un lecteur de ce blog (courage Yann', Albany c'est pas si pire...), il est toujours utile de préciser l'état dans lequel se trouve la ville.
Moi même j'habite Montréal, Québec... et non pas un des 6 Montréal paumés en France: l'un dans l'Aude, l'autre dans l'Ain (et vice et versa), le troisième dans le Gers (pourquoi ? je pose la question...), un quatrième dans l'Ardèche, un cinquième dans l'Yonne et le sixième dans la Drome (et quand l'Yonne rugit, la Drome adhère... proverbe franco-sénégalais-régularisé-pas-taper-voila-mes-papiers).

Bref je suis allé passer un WE a New York.
La ville de Woody Allen, de Friends, de John Lennon, de King Kong (sorte de Kiki sous hormones de croissance et possiblement sous amphétamine... la suite parle d'elle même, les enfants ne vous droguez pas ! et surtout ne tombez amoureux que des membres de votre propre espèces...deuxième dédicace a mon lecteur d'Albany, NY).

L'idée (brillante, il faut le dire, rendons a César ce qui lui appartient, c'est à dire une jupette, des sandales et une couronne en herbe habituellement utilisée pour cuire les daubes) vient en fait d'un de mes amis venu me rendre visite récemment.

Soyez avertis donc que les prochains articles seront consacres a mon WE new yorkais !!!
Ouais vous ne rêvez pas, cet article ne vous a absolument rien dit !!!
C'est pas du teasing ca ????
De l'escroquerie ? Ah, non j'préfère dire que c'est du suspens...

samedi 4 septembre 2010

L’élève

Vous savez maintenant que je me suis mis à apprendre le japonais.
C'était en fait surtout pour préparer mon voyage au Japon.
Voyage pendant lequel, j'ai réalisé que je ne parlais pas le même japonais que les autochtones (et ce n'était pas forcement qu'une question d'accent !).

Mais comme mon intention est de ne pas attendre 5 ans de plus pour y retourner, j'ai décidé de persévérer (en plus ca épate les filles, ce qui en soit est une motivation tout à fait suffisante).

Or, je connais un tout petit problème avec les professeurs de japonais.
Un minuscule problème...un tout petit... insignifiant.... je les fais fuir.
Ah, mais quand je dis fuir, je veux dire carrément que je les fais quitter le pays !!!
Je suis aux professeurs de japonais ce que la mouffette est au campeur ou un noir homosexuel démocrate et juif pour Sarah Palin (bon faut dire que dans ce dernier cas, c'est carrément une arme de propagande anti catho-facho américain).

Les faits:
Mana, une jeune étudiante japonaise a commencé à me donner des cours de japonais. Lorsque le contact commençait à prendre (c'est a dire quand j'étais capable de la détourner du sujet du cours), bam ! Elle quitte le pays à cause d'un problème de visa.
Toko, une autre professeur, carrément moins facile a détourner du cours (elle me donne même des devoirs !), obligée elle aussi, après quelques mois de cours de repartir au Japon pour aider son vieux père.

Donc me voila sans professeur...
Pas facile pour prendre des cours, n'est ce pas ?

Mais le hasard est grand !!!! Que dis-je le hasard ? La Providence...
Il y a quelques jours, je suis tombe sur un flyer de l'association des japonais à Montréal qui présentait leurs activités et notamment, vous l'aurez compris, des cours de japonais !!
C'est ainsi que lundi dernier, je me suis essayé à mon premier cours collectif de japonais.
Ca faisait super longtemps que je n'avais pas pris de cours en salle... (Blague du vieux inside, spéciale dédicace à Mascott Psycho et Squirel Killer).
Ne serais-je plus assez jeune???

D'abord le prof...
Pour que vous ayez une bonne image de lui, appelons-le Livingstone.
Une sorte d’explorateur anglais, presque plus de cheveux sur le crane mais des sourcils gigantesques et une barbe en bataille, des petites lunettes rondes, une chemise a manche courte, un bermuda, des sandales et dans les sandales, des chaussettes !!!

Puis viennent les élèves... ou plus exactement une élève en particulier...
Vous l'avez surement déjà eu dans vos classes...
Celle qui connait déjà tout et qui répond avant même que le prof finisse de poser la question, vous me suivez???
Celle dont on se demande ce qu'elle fait la, et qui pose des questions dont elle connait déjà la réponse, vous la reconnaissez ???
Et bien elle était juste derrière moi, la greluche... appelons la Hermione Granger (pour ceux qui ont lu/vu Harry Potter)…Hermione la greluche.

Le cours maintenant...
Comment vous dire ???
Nous sommes tous des débutants en japonais (sauf Hermione la greluche)...
Nous ne sommes donc pas censés connaitre la langue hormis les stéréotypes d'usage: sushi, kimono, manga, etc...
Alors quand le prof nous montre un premier Hiragana en nous demandant ce que c'est, je vous avoue que l'audience est perplexe...
Mais c'était sans compter ma nouvelle super copine derrière moi qui commence a ânonner les syllabes comme si elle parlait japonais depuis des mois...

Et c'est ainsi que le karaoké commence...
Le prof montre les signes avec sa règle, la nouvelle mascotte de la classe récite et nous reprenons en coeur ce qu'elle vient de dire...

Apres avoir égrené les premiers hiragana (a, i, ou, e, o), le prof est littéralement frappé par la grâce pédagogique !!! (Sarcasme inside).
Il se retourne et nous dit fièrement que ces hiragana peuvent être associés pour former des mots. Soit…
Mais là, avec sa règle il montre alors deux caractères, a-o, nous demande de les répéter, se retourne et nous demande ce que veux dire "a-o-i".

J'hésite a ce moment la à lui expliquer que ben précisément, on ne connait rien au Japonais et que par conséquent il peut toujours nous demander la signification d'un mot, on ne saura pas répondre... mais c'était sans compter sur "qui vous savez" qui sort de sa boite et qui s'exclame « Bleu » !!!
Là j'ai franchement envie de lui enfoncer mon crayon dans l'oeil...

Le pire c'est que je ne suis pas persuadé que Livingstone se soit rendu compte que nous étions incapables de noter les exemples de mots qu'il nous donnait.
Puisque nous ne savons pas ecrire le Japonais !!!!!!!!!

Ainsi a t'il passe 45 minutes à nous faire ânonner des hiragana, à nous faire deviner des mots, ces mots que de toute façon nous ne pouvions pas noter sur nos cahiers !!!!
Aaaaaaarrrrgggggghhhhhhhh

Plutôt que de subir ce système pervers sans rien dire, je tente une participation.
Sur l'association a-shi je propose fièrement "baguette" et là, Livingstone éclate de rire en me disant qu'il n'a pas dit "ha-shi" mais "a-shi", devant ma tête perplexe (voir ma photo de profil Facebook), il me dit que "a-shi" c'est jambe... et pas "baguette" et qu'il faut que je fasse attention a mes "h"...

Gros soupir…

mardi 31 août 2010

Bad Boys

Ellipse...

Nous revoilà a Montréal.
Ben oui, je ne vais pas passer mes semaines à vous raconter les pauvres 10 jours que j'ai passe au Japon.
Ca serait vraiment exagéré d'une part et de l'autre, je laisse un peu planer le mystère dans vos cervelles lubriques qui vont imaginer plein de choses inracontables dans un blog.

Par quoi recommencer ?
Il faudrait du lourd...
Le genre d'anecdotes qui vous scotchent a votre ordinateur et qui relancent le blog après cette parenthèse japonaise.

Le WE marathon pour le mariage d'un de mes amis a Nancy ?
Non, cela me ferait passer pour un mec capable de traverser l'Atlantique pour revoir des amis, un mec un peu mièvre, un peu culcul-concon, bref un truc bien loin de ma nouvelle image de bad boy.

Car oui je suis un bad boy !
Un des pires... un bad boy de l'intérieur...
Pas question de me pointer en blouson perfecto et Tshirt a bretelle façon Brandon Marlo...
Pas question d'arborer un piercing a un endroit que la morale m'interdit de préciser ici (en plus j'ai peur des piqures).
Tout se passe en dedans (à l'intérieur du dedans, même)

Des preuves?
Pas plus tard que le WE dernier, je suis rentre dans une pâtisserie, la vendeuse était super mignonne, brune avec des yeux (deux) d'un bleu profond et quand elle a dit dans un sourire sublime "que puis je faire pour vous?", et bien je lui ai passe ma commande ! Bam ! Alors que je savais très bien qu'elle me draguait !!! Un vrai Bad Boy !!! Elle s'attendait a ce que je la drague et bien non ! Je ne suis pas un homme facile !
En plus j'avais vachement caché ma tactique, car pour endormir sa confiance, j'étais même venu avec ma maman !

Autre exemple ?
Tout de suite : Lorsque je sors du métro, je tiens la porte aux petites vieilles et aux handicapes pour bien leur montrer que moi je peux encore le faire !!! Bam !!! Re-bad boy!!

Mes parents sont venus passer 4 semaines chez moi.
Même tactique, je leur laisse ma chambre pour bien leur faire comprendre qu'ils sont chez moi !!
Mais pourquoi suis je aussi méchant ? Parce que !!!!

Ahaha je suis Darth Vador, Le Joker et Gargamel réunis !!!

lundi 19 juillet 2010

Soleil Levant (suite)

Un de mes potes tchèques présent a Saku (comme chaque année) et que tous les lecteurs aïkidokas auront reconnus joue quelque fois les cascadeurs de cinéma.

Prague est une ville très prisée en matière de cinoche et il arrive que les boites de productions fassent appel a de la ressource locale pour jouer les stunt-men.
Or l'homme en question a un vrai physique de cinéma (cliquez sur « Aiki Ondra » a gauche), ancien hockeyeur, grand, large, le sourire qui dit "va te faire foutre", un vrai modèle !!!

Alors qu'il me montrait les photos de ses dernières participations (dont "Wanted" avec Angelina Jolie et Morgan Freeman), Endo Sensei intrigué lui a pose la question:

"What is your job in the movies?"
"Well... usually, I die" (grimace a la Robert de Niro)

J'en ris encore...

mercredi 14 juillet 2010

Soleil Levant (suite)

Je ne vais pas forcement détailler chaque jour de mon séjour à Saku.
Je ne perds pas de vue qu'une grande majorité de lecteur de ce blog n'a qu'un rapport très lointain avec le milieu de l'aïkido et vous raconter dans le détail comment, chaque jour, j'ai essayé de dérouiller des japonais vous porterait à croire que je ne peux pas les supporter. Et s’il n'y avait que des japonais !! En fait j'ai essayé de maraver tout ce qui bougeait là-bas...
L'ennui dans l'histoire c'est que mes victimes faisaient elles-aussi de l'aïkido et étaient venues à Saku pour les mêmes raisons que moi ! A tel point qu’il m'est arrivé quelquefois de douter de Newton et de sa gravité tellement je volais au dessus des tatamis (vols de courte durée, se finissant toujours par un atterrissage pour le moins calamiteux, dans le genre "Eh ? Je vole !!! Ah ben non en fait, ouch ca va faire mal..." et bam !!!).

Mais Saku c'est surtout un concentré de plein de choses.
La veille du séminaire par exemple, c'est un peu comme un jour de rentrée des classes mis a part que cette fois-ci je connais déjà le prof et que je suis mieux classé en sport !!! (Héhéhé, revanche). On y retrouve des amis venus de loin (parisiens, bordelais, tchèques, allemand) et des nouvelle têtes (dont certaines parisiennes, bordelaises, tchèques et allemandes !).

Saku c'est aussi un lieu de défi !
Oui, chers lecteurs (ben oui dès que vous êtes plus de deux, je peux utiliser le pluriel et faire croire que vous êtes des centaines, trop la classe !), non seulement c'est un défi de fumer la gueule à des japonais qui sont là pour la même chose que vous, mais vous n'imaginerez pas quels autres défis, il faut relever...

Allez, je vous dévoile un peu mes victoires ordinaires :

Faire du vélo.
Celui qui a dit que le vélo ne s'oubliait jamais n'est qu'un imbécile.
Faire du vélo, ca s'oublie !
Mes fesses par exemples avaient très bien oublié ce qu'était de faire du vélo !!
Ma capacité à me repérer dans l'espace aussi...
Pensez donc, c’est a Saku que j'ai réalisé que j'étais plus doué pour le kilométré lancé que pour le slalom... car, en fait, j'arrive a peu près a faire du vélo... mais uniquement en ligne droite !
Ca limite un peu les déplacements, je vous prie de le croire.
Or tous les déplacements a Saku se font à vélo !!
Ayez une petite pensée pour mes fesses s’il vous plait, oui je sais, dit comme ça, c'est un peu bizarre, mais ca me fera du bien.

Faire des discours.
Ca c'est récurent au Japon.
On doit toujours faire des discours.
Ce n'est pas tant ce qui est dit qui est important mais plus le fait de s'exprimer devant tout le monde (et là je passe pour un anthropologue ultra-sérieux, quel escroc !).
L'exemple par excellence est la visite au maire de Saku.
Tous les ans, Endo Sensei notre hôte, nous emmène tous à vélo pour être présenté au maire de la ville.
Maintenant que vous connaissez mes aptitudes à bicyclettes, je vous laisse imaginer l'aventure que cela à été pour moi de suivre le convoi de l'extrême...
Arrivé (on ne sait encore comment) à la mairie, dans la salle de conférence, nous écoutons religieusement le maire nous présenter sa ville (notez que je n'ai pas dit attentivement mais « religieusement » parce que comme à la messe, on y vient avec beaucoup de bonne volonté mais à partir d'un moment on décroche).
Puis tout a coup nous sommes appelés tour a tour pour prononcer quelques mots. A priori, cette année un représentant de chaque pays doit se plier a l'exercice (et la je comprends pourquoi la quasi totalité de mes amis français se sont évaporés). Commencent alors de difficiles négociations avec Bernard (autre seul représentant de la mere-patrie) lorsque la voix d’Endo Sensei traverse la salle
"Philippe-san, Canada !!"
Ouch !
C’est l’inconvénient d'avoir invité Endo Sensei chez moi a Montréal quelques semaines avant. Il se souvenait de moi...
Me voila donc devant le maire, le micro a la main en train de bredouiller 2 ou 3 pauvres phrases dans un anglais boiteux, brouillons de phrases qui sont immédiatement traduites en japonais a l'attention de Endo Sensei et du maire.
Je dois aujourd'hui saluer le talent de la traductrice car à ma grande surprise, l'effet a été plutôt positif (magie de la traduction !!!).

Préparer les repas:
A Saku, les petits-déjeuners et les diners se prennent dans le dojo. Les stagiaires (de tous horizons) se repartissent les taches en fonction de leurs disponibilités et de leurs aptitudes. Tout cela dans une sorte de discipline naturelle et librement consentie.
Etant un des premiers debout (maudit décalage horaire), je me suis retrouvé plus d'une fois dans la cuisine a 7h du mat’, l'œil hirsute et le cheveu hagard (ou le contraire).
Ainsi j'ai rapidement proposé mon aide pour préparer le petit déjeuner.
Méfiance du groupe de jeune japonais...
Premier jour, on me confie des pommes de terre à couper en dés.
Ok, c'est un début…
La ceinture blanche de la préparation culinaire en quelque sorte.
Peut être que les japonais se disent que, déjà, si je pense à peler la patate avant de la découper, ca sera gagné...
Devant ma maitrise (non s’il vous plait, pas de félicitations ! je viens juste de couper des patates, faut pas délirer), je passe au niveau 2 dès le lendemain : la découpe de l'omelette en losange.
Pourquoi pas en carré me direz-vous ?
Parce que, bande de barbares, vous saurez que les carrés dans une assiette, c'est moche et que les angles aigus du losange rendent ca plus harmonieux (esthétique japonaise).
Ok...je découpe donc les deux omelettes géantes en losanges... sous les regards discrets Les attentes sont élevées car ce je vais rester sur la découpe de l'omelette pendant quelques jours jusqu'a l'apothéose !!!
La ceinture noire de la préparation du petit dej`: la découpe du concombre.
A vrai dire quand on m'a posé la question "Sais tu découper un concombre?" j'aurais du me méfier car la réponse n'était pas celle que j'ai donné :
"Ben euh ouais, tu prends un concombre, un couteau et tu coupes...".
Le visage blasé de la japonaise m'a tout de suite fait comprendre que je m'étais gouré...
Petit cours de découpe du concombre à la mode de Saku (Bernard, nouveau lecteur de ce blog, sait de quoi je parle):
Prenez un concombre, coupez-en une extrémité.
Retournez le légume et coupez l'autre extrémité, mais en faisant une plus grosse découpe.
Ramassez le bout que vous venez de couper et frottez l'endroit de la coupe de façon circulaire jusqu'a ce qu'une mousse blanche se forme (j'avais pas réalisé a quel point ca pouvait être pornographique).
Une fois que la mousse blanche est apparue, découpez le pourtour du concombre en biseau pour éliminer la mousse blanche (là, on est tous d’accord, s'arrête le cote porno du truc...).
Puis il convient de "raser" le concombre.
Oui "raser", pas peler mais éliminer avec le fil du couteau toute les petites excroissances sur le corps du légume...
Une fois que cela est fait, vous pouvez commencer à couper le concombre en rondelles, biseautées de préférence et avec un rythme rapide sinon le regard de votre camarade japonaise vous fera comprendre que tout le monde vous attend.
Seulement deux étrangers sont arrivés jusque la !!!
Uniquement deux !!
Français de surcroit !!!
Bernard et moi sommes fier d'avoir ce jour la passé avec honneur le niveau de la découpe du concombre...
Peut être allons nous faire une confrérie secrète, comme les rose-croix mis a part que notre emblème sera un concombre et un couteau japonais !!!

Vous comprendrez qu'après Saku, je ne suis plus le même homme.
Mon regard ne quitte plus l'horizon.
Je vois des choses que personne ne voit, je fais des choses que personne ne fait (parlez-en a vos copines célibataires.... oh ca va ! c'est une petite blague...).


Certes je ne casse pas encore de brique avec mes fesses (private joke pour Mascotte Psycho et Squirel Killer) mais donnez moi un concombre, et je vous fais des merveilles (hum, cette phrase, là aussi, sortie de son contexte, pourrait me valoir pas mal de messages privés...).

jeudi 8 juillet 2010

Soleil Levant (suite)

Ne vous impatientez plus, public en délire, voila la suite de mes aventures japonaises !!!
Quand je pense que vous m'avez même accompagné dans la salle de bain !!!
D'ailleurs à ce propos, le trouble dans vos yeux plein d'envie en m'imaginant complètement nu me gène un peu, je vous l'avoue...
Je crois que je ne m'habituerai jamais d'être un sex symbol (soupir)…

Je passe sur mon premier repas achète au "dépanneur" du coin de la rue: Onigiri (boule de riz fourré a ... je ne sais pas trop, comme je ne sais pas lire l'étiquette c'est toujours un peu la surprise) et gâteau à la prune le tout arrose par un Fanta local (ce repas ne sera pas place sous le signe de la gastronomie, c'est sur).

Premier lève de soleil sur les buildings de Tokyo...
C'est boooooo mais surtout putain que c'est tôt.
Décalage horaire oblige, je suis debout a 5 heure du mat'

Mais je ne suis pas contrarié car aujourd'hui je joue les fashion victims !!!
Pretty Woman version testostérone !!
Aujourd'hui je me rends chez Sakuraya.
Qu'est ce que c'est Sakuraya?
Et bien Sakuraya est un tout petit magasin spécialisé dans le Kendo, le Iaido et l'Aïkido.
Pour faire simple, c'est un magasin ou je vais acheter un nouvel hakama... pour faire encore plus simple, ma jupe (je ne voulais pas aller jusque la, mais...)
Ben oui, l'aïkido a ceci de particulier que plus vous progressez, plus vous gagnez en confiance, plus vous avez des épreuves que votre amour-propre doit surmonter.
Et c'est pourquoi une fois que vous commencez à vous sentir à l'aise et a faire le kakou, on vous oblige à porter une jupe...
L'effet pervers est qu'a ce moment la on ressent même de la fierté à en porter une...

Me voila donc dans le magasin.
Les murs du magasin sont recouverts de sabres en bois (le pratiquant d'art martiaux aussi paradoxal que cela puisse être est très maladroit), d'armures (au cas ou votre partenaire est très, mais alors très maladroit) ou de réplique de sabres pour le Iaido.
Pour un peu je m'attendrais a voir surgir Uma Thurman dans Kill Bill ou même un vrai ninja... bien que si je voyais un ninja ce ne serait pas le plus doué des ninjas, n'est il pas ?

La scène est typiquement japonaise.
Un vieux japonais (si vieux qu'il à l'air d'avoir assisté lui-même a la création des arts martiaux) et un jeune gamin de 15 ans me saluent respectueusement.
Apres les formules de politesse en japonais, j'explique (en anglais) que j'ai acheté un hakama ici il y a 5 ans et que je voudrais en acheter un autre tellement celle-ci sont de bonnes qualités (oui, vous ne rêvez pas je suis en train de discuter sur la qualité d'une jupe, a ce moment la, j'ai bien cru perdre définitivement mes testicules !!).

En même temps que je montre mon ancien hakama (celui que j'avais acheté il y a 5 ans) au vieux japonais en face de moi, je vois le novice se précipiter dans l'arrière boutique pour en ressortir quelques minutes plus tard avec un carnet a spirale ouvert a la page de ma commande d'il y a 5 ans avec l'intégralité des mesures, le poids du tissu, mon prénom en japonais etc !!!
Enorme !
On reprend deux ou trois mesure histoire de vérifier que mon petit corps d'athlète n'a pas change depuis ces 5 dernières années et le tour est joue.
Mon kilt japonais (a manche longue, ce qui permet tout de même de ne pas s'épiler trop régulièrement) sera prêt dans quelques semaines et livré directement a Montréal (le luxe !)

Je quitte le magasin et je mets le cap sur la gare de Tokyo ou je prends le train pour Saku (1h30 de Tokyo, sur la route de Nagano).

to be continued