dimanche 10 mai 2009

Collision

Si j’emprunte le titre de ce film que j’aime énormément, c’est pour essayer d’illustrer la confrontation inévitable des cultures et des préjugés qui explosent quand un étranger arrive dans une nouvelle ville.

Il faut savoir, ca saute pas aux yeux tout de suite que lorsque vous devez faire partir du courrier a Montréal, il est inutile de chercher un bureau de poste.
Un réseau de poste « caché » quadrille la ville. J’ai trouve le mien (le plus proche de mon appart’, mais sait on si c’est le plus près, vu qu’ils sont cachés) au Pharmaprix.
Oui, comme son nom l’indique, le Pharmaprix ressemble a une parapharmacie avec ses vitamines, ses dentifrices etc … mais c’était sans compter le cote pratique des québécois, au Pharmaprix, vous pouvez trouver de la nourriture (pas forcement diététique d’ailleurs), des magazines (féminins en particulier, les magazines masculin n’étant pas assez sains pour être vendu dans un tel endroit ?!?!), un labo photo et bien entendu… un bureau de poste.
Pour un esprit français, ca peut être le bordel, mais pour avoir eu besoin de toutes ces ressources au même moment, j’avoue que j’ai adopte le concept de tout trouver au même endroit.

Circulation : en bon français bourre de préjugés (tiens en voila un autre, celui-là c’est cadeau !), j’étais persuade que nous étions les champions de l’interprétation personnelle de la sécurité routière… Même si j’avais déjà eu l’expérience avec des allemands au volant et si j’avais du reconnaître qu’ils avaient une approche, comment dire, assez sportive de la conduite.
Et bien ici, a Montréal, je ne suis pas dépaysé… ca klaxonne quand on n’est pas assez prompt au feu rouge, ca se double a droite sur les autoroutes, ca slalome dans les bouchons… tout ca montre finalement que le comportement des automobilistes confine a l’universel (dit-il avec un sens consommé du lieu commun)

Encore que…
Un truc qui ne marcherait jamais en France, le carrefour a 4 Stops. J’explique. Il est très courant ici a Montréal de déboucher sur un carrefour ou les 4 voies sont ornées d’un panneau Arrêt (en français et pas STOP, de grâce). Lorsque 4 voitures arrivent ensemble, que faire ? Et bien la, les Montréalais misent sur la civilité des automobilistes. Le premier arrivéé sur l’intersection sera le premier a démarrer, qu’il vienne de gauche, de droite, d’une petite voie ou d’une grande artère… Je n’ose pas imaginer ce système en France…

dimanche 3 mai 2009

Gorilles dans la brume


Muhmmmm…
J’ouvre un œil. Eh ?! C’est pas mon lit ! Ah, ben c’est pas chez moi non plus…
Ca y’est je me souviens… Je suis a Montréal, arrivé hier soir.
Nous sommes Mardi 17 février.
Apres une douche, petite visite au Dépanneur du quartier (épicier du coin) pour trouver de quoi prendre le p'tit dej (je voulais dire « le déjeuner » en fait, ici a Montréal, car le « petit-déjeuner »n’existe pas, on déjeune, on dine a midi et on soupe le soir): résultat de la junkfood a gogo et me voila devant des tranches de biscuit aux bleuets (aux myrtilles) a faire réchauffer… au grille pain, comme il se doit... enfin ca ira avec le caf... oh ? ah ben non c'est pas du café, ca a la couleur du café, ca sort de la cafetière mais ca a pas d'odeur et pas de gout... une tisane peut être… petit tour sur l’emballage... a ben si a priori c'est du café... M'enfin...
Et hop un petit tour dans l’appart…

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dimanche 1 mars 2009

Contact

Lundi 16 février 2009 sera désormais le premier jour de mon séjour à Montréal.
Apres 9h d’avion (Toulouse-Gatwick-Heathrow-Montréal), me voici, l’œil hagard débarquant devant mon premier indigène québécois.
Je lui tends mon passeport et ma fiche expliquant en quelques croix que je ne suis pas un terroriste armé jusqu’aux dents (petit mensonge diront mes camarades aïkidokas qui savent que j’ai une arme dans chaque doigt y compris ceux des papattes arrières), que je ne pense pas visiter de ferme ( ?!?) et que je suis là pour travailler.
Avec bonhomie, l’agent me fait signe de me diriger vers les services d’immigration pour récupérer mon permis de travail.
Là un deuxième agent en échange des lettres administratives que Bombardier m’avait envoyé, me remet mon permis de travail qui me permettra de rester 3 ans (dans un premier temps).
Je m’acquitte des 150 dollars requis par les services d’immigration et je rate au passage la blague de l’agent qui me demande si mes ancêtres sont marins, rapport à mon nom (les premiers vous expliquez à ceux du fond qui n’auraient pas compris, ok?!).
Sourire poli.
Je ne rêve a ce moment la que d’une douche et d’un lit moelleux…
Je récupère mes deux valises (je ne saurais jamais par quel miracle, elles n’auront jamais été pesées a plus de 4kg d’excédent) et je me dirige vers le bureau de change où je me débarrasse de mes derniers euros. Montréal me voilà !
Mes employeurs m’ont réservé une voiture de location. Je me dirige vers le comptoir où une jeune femme, vraisemblablement a la fin de sa journée, ne peut s’empêcher de me parler en chantant. Ce n’est pas du Jacques Demy mais tout ce qu’elle dit est porté par une petite musique semblable a celle qu’on les journalistes télé. J’avoue avoir la tentation de répondre sur le même ton mais les 9h d’avion ont surement affecté mon incroyable talent de chanteur. Je renonce et je prends la voiture.
Et là stress. Qu’est ce que c’est que ca ?! Une boite automatique ! Jamais conduit des trucs comme ca moi... après les explications minimales de l’employée de Avis (qui hallucinait de devoir expliquer cela), me voila parti. Au premier ralentissement, je débraye… ce qui se traduit en langage mécanique d’une boite automatique à « je pile », gros crissement de pneus, les voyageurs se retournent, je souris niaisement.
S’ensuit une négociation aussi tendue qu’inattendue avec le GPS qui se croit malin de compter en Miles (alors que le système métrique fait autorité au Québec)…
« Tournez dans 0.2 miles ». Hein ?! 0.2 Miles ??!!! Ca fait quoi 0.2 miles ?!!! Ah ben trop tard, c’est là qu’il fallait tourner…. Et mmmmm.
Je passe sur les rues à sens unique que j’ai pris à contre-sens (Ah tiens, le québécois klaxonne comme un français !), et me voila à ma résidence qui m’accueillera jusqu'à mi mai. Plein centre ville, rue de la Montagne entre Sherbrooke et Sainte Catherine.
L’appart’ est grand et confortable, un lit douillet m’appelle, je cède…

samedi 28 février 2009

Bienvenu !

Apres pas mal d’hésitations, j’ai décidé de faire un blog sur mon aventure québécoise.
Il est très probable que si ces pages trouvent quelques lecteurs, ceux-ci feront partie de ma famille, de mes amis et connaissances.
Il est donc inutile de me présenter dans le détail. Vous connaissez tous d’ores et déjà mes passions, mes (innombrables) qualités et mes (très rares) défauts.

Bienvenu donc dans l'aventure.