lundi 19 avril 2010

Pour le pire et pour le meilleur

Est-il possible de vivre dans un pays où il n'y a pas de Martini Bianco ??

Non parce qu’on ne parle pas du divin Loupiac de M'sieur Lacoste là, non, on parle de Martini Bianco, un truc qui se consomme par millions de litres dans le monde et dont la seule moitié est absorbée par un néo nantais, ex toulousain que certains de mes lecteurs connaissent bien.

Impossible d'en trouver la moindre bouteille dans les SAQ de Montréal (les comptoirs en charge de vendre l'alcool au Québec). J'ai du aller le dénicher en Ontario !
Oh, je vous rassure, je ne me suis pas tapé 6h de route pour aller a Toronto et assouvir mon envie de Martini, non, disons que je trainais "par hasard" dans un comptoir à alcool ontarien... (Voilà que je passe maintenant pour un menteur et pour un alcoolique !)

Cela m'amène naturellement à vous parler de la phase 2 de l'immigration : le choc culturel.

Pour les mecs du fond de la classe qui pioncent prés de la fenêtre, je rappelle que le premier step de l’immigration est l'état d'émerveillement continu qui nous anime quand on commence à vivre dans un environnement étranger.
Tout n'est qu’extase et ravissement dans cette période.
La moindre différence apparait alors comme la plus adorable des choses que l'on évoque avec un sourire beat et un œil humide (et surtout pas l'inverse) :
"Oh ! L’automobiliste derrière moi me klaxonne parce que je ne démarre pas à la seconde ou le feu passe au vert, c'est trop génial, c'est comme en France !"
"Oh ! La déneigeuse vient de pousser toute la neige autour de ma voiture, c'est trop génial ! Je vais pouvoir me servir de ma brosse à dent géante"
C'est niaiseux, hein? Ouais, je sais.

A bien y réfléchir, c'est un peu comme tomber amoureux en fait (si je m'en souviens bien, auto blague du vieux, spéciale dédicace à Squirrel Killer et Mascotte Psycho).
Au début tout est super mimi chez l'autre... La moindre différence est super originale, et super attendrissante... On plane à un mètre du sol...
C'est à ce moment là que l'autre a une totale impunité... et peut faire n'importe quelle bourde sans que cela ne soit sujet à représailles si vous voyez ce que je veux dire…

Puis vient la phase 2....
L'épisode du dentifrice non rebouché, en quelque sorte.
L'autre est finalement "autre" et pas forcement celui / celle qu'on aurait voulu qu'il/elle soit (que c'est lourd les « lui/elle ! »).

Et bien j'en suis a ce stade là dans mon immigration.
Je commence à apercevoir le bouchon du dentifrice.

En effet si on trouve quasiment tout ce qu'on veut a Montréal, il est des choses qui manquent cruellement.
Le Martini Bianco en est un exemple, mais il y en a d'autres, comment expliquer le manque de filles folles de moi ??? Si ce n'est par cette maudite différence culturelle ???
Ah ca! On peut bien trouver de la Vache qui rit ici mais personne sur qui l'étaler !!! C’est pas dommage ???
...
Quoi !?
...
Eh !? Que celui qui n'a jamais tartiné sa blonde/son chum de vache qui rit pour la/le dévorer ensuite, me jette la première pierre (j'vous jure, c'est vraiment lourd les "lui / elle")!
...
Alors?

J'attends...
...
Muhm ? Pas le moindre petit gravillon ?

J’en étais sur, je vous connais, espèce de pervers !

Reprenons.
Que disais-je avant d'être interrompu par vos élans lubriques ? (oui je sais, c'est pas juste, mais c'est le privilège de l'auteur!!!).
Ah oui, la différence culturelle, la fameuse phase 2.
Ben je pense que je suis en plein dedans.
Le mec qui me klaxonne derrière moi parce que je ne fais pas de démarrage à la Schumacher (blague du vieux involontaire) commence à me péter les gosses gentiment.
La neige entassée comme une muraille autour de ma caisse et qu'il faut surmonter façon 4x4, commence aussi à me briser métaphoriquement les glandes reproductrices....

Vivement la phase 3, l'ajustement...
C'est normalement a ce moment là que le mec (ca reste une image symbolique, vous emballez pas) se fait avoir et qu'il renonce à se battre sur ces petits agaceries pour peu qu'il ait droit a des rapports sexuels réguliers... (On est peu de choses).

« Cherche jeune québécoise intelligente, rigolote, orpheline et muette pour m'aider à passer à la phase 3... », belle accroche pour un site de rencontre, non ?

lundi 15 mars 2010

In the mood for Love

Je voudrais revenir sur les résolutions de début d'année.
Vous savez le genre de truc que personne ne tient...
Apres de mures réflexions, cette année, en guise de bonnes résolutions, j'avais le choix entre deux choses:
Essayer pour de bon de cesser de me ronger ces puissantes griffes de félin indomptable ou bien me mettre a la recherche de ce qui serait la meilleure raison de rester a Montréal (forme très ampoulée pour designer ce qu'il est appelé ici "une blonde").

Etant d'un naturel mi-grateur, j'ai donc choisit d'arrêter de me ronger uniquement la patte avant droite (jeu de mot qui a été primé en mars 1978 au festival "après la migration, les oiseaux, ca pue sous les ailes !").

Ainsi peut être, un jour pourrais-je reprendre ma tentative d'apprentissage de la guitare.

Les plus musiciens d'entre vous, noteront qu'il peut y avoir un conflit entre le fait que je suis gaucher et que je décide de me laisser pousser les ongles de la main droite.
Je leur répondrai que je suis flatté d'avoir des amis aussi perspicaces.
En fait, la raison est qu'accorder une guitare pour un gaucher est quelque chose d'insurmontable pour moi aujourd'hui (imaginez, si j'avais choisi le piano ! Et puis il aurait fallut une plus grande bandoulière), donc j'ai choisis de m'adapter au dextre monde... Quitte a compromettre ma carrière de successeur a Jim mi-Hendricks (restons modeste).

On verra bien jusqu'a quel point cette résolution tiendra...
...
Voila
...
C'est tout
...
Ben quoi ?
...
Oh, je vois bien que vous êtes déçus...

Ah! C’est parce que vous avez lu que j'envisageais de rechercher celle qui pourrait me retenir outre Atlantique et me voila en train de vous parler de manucure ?

Ah, ben y'a de quoi être déçu, je vous l'accorde !

Vous vouliez du croustillant, du lubrique et du stupre et vous vous retrouvez a lire mes élucubrations au sujet de mes cuticules...
C'est décevant, je me mets a votre place.
Si j’étais vous, moi, j'arrêterais de me lire...
D'ailleurs, je ne vais pas vous mentir, moi-même je me relis du bout des yeux...

Bon, au détour d'une conversation, alors que je m'épanchais sur l'infime ouverture de mes loisirs a la gent féminine (ben oui, essayez de draguer une fille qui fait du Kung-fu, c'est pire que le speed dating, une réflexion malheureuse et c'est un bourre-pif... et je parle pas de l'aïkido que je pratique en portant une jupe, on a vu mieux dans le style piège a fille !!!), alors que je m'épanchais, disais-je, un ami de longue date (il m'a connu jeune et beau, je l'ai connu jeune et beau, bref nous nous sommes connus a l'apogée de nos charmes respectifs) me propose de m'inscrire sur un site de rencontre...

Oui, vous avez bien lu, un site de rencontre... Soit disant, c'est à la mode maintenant.

Moi, sur un site de rencontre...
Certes, je ne vous cache pas que l'idée serait rigolote et que cela serait sans aucun doute source d'innombrables articles pour ce blog. Et le récent épisode de la Brésilienne me dit même que vous seriez friands de telles anecdotes, pervers que vous êtes !

Mais pour couper court au suspens, je dois vous avouer que je ne me suis pas inscrit sur un site de rencontre...

Je vous ai déçu encore une fois, j'imagine...
Mais vous n'imaginez pas les étapes à passer pour ce genre de chose !
J'ai déjà eu du mal a trouver une photo correcte pour mon profil Facebook !!! je vous laisse deviner les efforts de recherche pour trouver la photo qui dirait tout sur moi... enfin tout ce que je veux montrer tout en cachant autant que faire se peut ce que je juge peu adapte a la drague.
Et puis, comment ne pas éblouir les web surfeuses par ce physique d'athlète ?
Comment leur faire comprendre en un clic de mulot que sous cette plastique de rêve se cache un esprit aussi affuté?
Compliqué tout ca...
En toute honnêteté, je ne pense pas être fait pour le web... trop étriqué pour pouvoir décrire le subtil équilibre de ma personne.

Et le surnom !
Z'avez pensé au surnom ?
Là aussi, le surnom doit donner la meilleure image de moi possible...
Hors de question d'utiliser les surnoms dont m'ont affublé mes "amis", allez au hasard:
Philoo (la j'ai peur que seuls les motards en chaps’ de cuir ne me répondent),
Gepetto (la, c'est carrément l'erreur d'âge qui nous guette, voire des rencontre un peu bizarre "je suis ta marionnette, manipule moi", "euh, non, j'ai piscine"),
Donatello (pour les fans des Tortues Ninja),
Père Castor (là, je vais passer pour un vieux lubrique, et c'est les flics qui vont venir chez moi !!!),
Mathew Zalem (meme chose que pour "Gepetto", sauf peut être le coté amateur de petit garçon en bois en moins).
etc.

Vous imaginez mon désarroi ???
En fait les sites de rencontre représentent exactement ce que je fuis.
La recherche clinique de l'âme sœur ou le hasard tué par l’algorithme.
L'autre jour, je regardais une interview de Gad Elmaleh à la télé. Il parlait de ses années montréalaises au Cegep (lycée). Lorsqu'on lui a demande quel dragueur il était, Gad a répondu "français" c'est a dire romantique, attentionne, séducteur...
Et à la question "est ce que ca marchait ?" la réponse fuse "Pas du tout !".
Si j'en crois l'interview, les filles de Montréal veulent être fixée sur les intentions des mecs des le départ: Est ce que le type est un chum potentiel? Un copain? Un coup d'un soir? Surtout pas d'ambiguïtés, pas de flou... Or, a l'image de Gad, j'avoue adorer être dans le flou... je barbotte dans la floutitude... mon unique désir en ce bas monde est d'être flou !!!

Les sites de rencontres vont a l'encontre de ma passion pour le flou...
Non, sincèrement, je ne suis pas encore prêt a ca...

Quand est ce qu'on arrête de croire au hasard ???

lundi 1 mars 2010

Uncut

Voila un an que je suis à Montréal.
Il y a 1 an, le 16 février 2009, je débarquais, la tête en vrac a l'aéroport de PE Trudeau.
Ca fait donc à peu prés un an que j'écris ce blog.
Un an que j'ai eu la prétention de croire que je pouvais vous distraire avec mes petites aventures.
Un grand merci a vous tous, les lecteurs de ce blog que vous me soyez connus ou bien anonymes, que vous soyez membres de mon fan club non-officiel (Camille, Julie, Maryse, Hanh, Baptiste et j'en oublie) ou bien que vous tombiez par hasard sur ces articles aux détours d'un clic de souris.

Mes remerciements sont d'autant plus sincères que mon blog est a l'oppose de toute fonction utilitaire.
Je mets au défi un nouvel immigrant de trouver la moindre trace d'information pratique qui aurait pu faciliter son arrivée à Montréal.
Au fil des articles, vous m'avez suivi a la recherche de club d'aïkido, de kung-fu, de cours de cuisine, vous m'avez accompagné au théâtre, a mes cours de japonais, bref rien de vraiment nécessaire lorsque vous êtes un jeune immigrant en galère !

Comme les anniversaires sont toujours un peu le moment de faire des bilans ou des examens de conscience, je me vois un peu dans l'obligation d'en faire autant...
En fait j'ai choisit de vous dévoiler les scènes coupées du Blogaphil:

Cet été, lors de mon passage en France, sur l'ile d'Oléron plus précisément, pour une semaine de stage d'aïkido, je pensais bien que mon cote "George Clooney, aïkidoka dans la trentaine, de passage en France et vivant a Montréal" allait impressionner les jeunes aikidokates débutantes...
Et c'est gonflé d'hormones et d'espérances que j'ai mis les pieds en terre charentaise.
A moi les amours de vacances ! Les "tu m'écriras?", les "wahoo, c'que t'es fort !!!", les "oh mais comment tu fais ca !!!" et je ne parle pas que d'aïkido, la... (Privilège de l’auteur).
Mais tous ca c'était avant de croiser Xav'.
Xav' est un très bon pote, je le précise.
Mais on n’est pas au même niveau de Pokemon-dragueur, lui et moi et son cote "aïkidoka cool, surfeur et guitariste entre deux aller et retour au Japon" a juste a moitie ruiné mes plans !!
A moitie me direz-vous? Cela veut il dire que vous aurez droit à quelques anecdotes grivoises au sujet de mes relations avec des vacancières ? Ben non car une gastro a ruiné l'autre moitie de mes plans.

Autre anecdote coupée
La première et unique fois que je suis allé aux Etats Unis, sur-concentré sur leur accent américain pour bien répondre à leur question et ne pas passer pour un terroriste, je tombe sur le seul douanier bègue... grand moment de solitude...

Journée de formation sur les différences culturelles. Je cite un exemple pour étayer mon propos au sujet de la différence d'éducation des enfants: Un homme que je croise dans la rue, entame une négociation avec ses enfants pour savoir quelles mitaines ils veulent mettre, les rouge ou les bleues... alors qu'un français n'aurait pas perdu autant de temps et aurait enfilé les mitaines a ses gosses... les gosses en québécois désignent les testicules, vous mesurez a quel point on peut parler de différences culturelles a ce moment la...

Le jour où je signe mon contrat de location longue durée pour ma voiture, le vendeur me dit que je ressemble à Sylvain Larocque. Sylvain Larocque est un comique gros, chauve et qui a un œil qui faire cuire le poisson et l'autre qui surveille le chat.

Une soirée a Toronto après un stage d'aïkido, chez des nouveaux amis aïkidokas, une jeune femme d'origine brésilienne s'approche de moi et engage la conversation, s'extasie (si, si !) sur le fait que je suis un nouveau immigrant qui parle français, anglais, un peu d'allemand et apprend le japonais, moi, extenué par, les 6h de routes, le stage d'aïkido de la journée et par les quelques verres de vins échangés dans la soirée, je réponds de façon très évasive. A l'heure de monter tous nous coucher dans leur grande maison, la maitresse de maison demande a son amie si elle désire rester pour la nuit, la brésilienne me regarde et répond "non"…. aaaaaaarrrrrrgggggghhhhhhh

mardi 9 février 2010

La matrice

Les plus addicts à internet l'auront remarqué, je suis depuis quelques mois sur Facebook.
Je fais désormais partie de ce grand réseau social mondial.
Un peu d'histoire, à l'origine Facebook est le livre que chaque étudiant américain reçoit à la fin de ses études avec les noms et les photos des membres de sa promo.
Un trombinoscope en bon français (mais surement moins vendeur).

Le génial "inventeur" de Facebook (milliardaire a 23 ans) n'a donc fait que transposer ce trombinoscope sur le Net.
La force de Facebook est en fait de partager les infos: des que deux de vos amis rentrent en contact, vous êtes au courant (notez que la notion de vie privée pour Facebook est a géométrie variable).

A la lumière de ce qui a été dit, je ne vous cache pas que j'ai hésite un moment avant de me lancer dans l'aventure...
Pour quelle raisons me demanderez-vous ?
Certainement pas la timidité. Je ne suis pas timide, la preuve lundi dernier j'ai regarde mon reflet dans la glace de ma salle de bain au moment ou je sortais de la douche, c'est dire.
L'humilité ?
Ben venant d'un mec qui parle de lui sur Internet (donc potentiellement à la Planète entière)... ca doit pas être ca, non.

Non, en fait, un peu comme pour ce blog, je ne savais pas vraiment quoi dire et comment y participer.

Pourquoi ai-je craqué ?
Comme tout ce que font les mecs en dehors du foot et de l'alcool : pour plaire aux filles.

Je blague à moitié...
Un des points majeurs de Facebook est tout de même d'arriver à garder le contact avec la fille que vous avez rencontré chez des amis communs, fille dont vous ne vous souvenez pas du tout du prénom vu que vous étiez déjà bien imbibé d'alcool.
Au lendemain de la fête, hop, un tour sur le profil Facebook de vos amis, et là commence le jeu des portraits robot (ben oui, n'oubliez pas que vous étiez dans un état second la veille et qu'il se peut que vos souvenirs soient un peu flous). Une fois trouvée, vous demandez a la jeune femme si elle veut bien être votre amie (le râteau, dans le cas d'un refus, est en plus tout a fait confidentiel).
C'est ca la force de Facebook, être sur Facebook peut permettre de proche en proche rencontrer Scarlett Johanson !
Navre pour ce running gag, en plus je serais tout aussi heureux si je rencontrais Kate Winslett, Keira Knightley ou Nathalie Portmann...
Alors que, vous prenez Susan Boyle, ben elle peut sonner chez moi, je ne l'accueillerai pas en string panthère...
Mais je pense que je livre un peu trop.

Revenons à Facebook, étape importante de la création du profil: la photo.
La photo est un passage quasi obligé de l'outil.
On a vu plus haut que c'est grâce à cette photo que l'inconnu imbibé d'alcool va pouvoir retrouver des nouvelles copines.
Mais c'est aussi et surtout un moyen de communication. En vertu de l'adage qui dit que c'est dans les 30 premières secondes que les gens vont savoir s’ils veulent lier une quelconque relation avec vous.

Or, des études récentes ont essaye de trouver les caractéristiques-type des photos qui plaisent le plus aux internautes.
En gros les ficelles pour qu'un inconnu qui vous croise sur la toile, soit attire par votre profil.

Et la, je suis sur que tous les lecteurs de ce blog, repensent a leur photo de profil Facebook.

L'étude dit que si vous êtes une femme, il est avant tout recommande de regarder l'objectif (si vous êtes une blonde, il est nécessaire auparavant, d'enlever le cache protecteur de l'objectif), de fixer votre regard droit dans la lentille et de "flirter" avec la camera. Je n'invente rien, je transmets l'information. En fait cela fonctionne comme pour les couvertures de magazines. Si la ravissante jeune femme regarde la cible potentielle droit dans les yeux, cela accroche la cible (pas forcement masculine d'ailleurs). Bon il a aussi été préconisé de faire une photo de soi en tenant l'appareil a bout de bras en contre plongée mais la je crois juste que le chercheur était un adolescent attardé et libidineux qui voulait voir du décolleté pigeonnant !

Quant aux mecs, ben c'est tout le contraire.
Inutile de regarder l'objectif avec votre œil de velours (enfin je vous souhaite d'avoir les deux yeux de velours).
Il s'agit surtout de ne pas sourire et de ne pas regarder l'objectif. Faire le mec mystérieux en quelque sorte, histoire de fasciner la demoiselle qui n'aura de cesse d'essayer de savoir a quoi vous pouvez bien penser ou pourquoi vous êtes si soucieux.
Même si tout les mecs savent qu'en ces moments là on essaie juste de réciter l'alphabet à l’ envers ou de trouver ce qui sent si mauvais dans le frigo depuis une semaine...

Le pire, c’est que si vous ne mettez pas de photos, vos « amis » s’en chargeront très bien pour vous…

Et vous, c'est quoi votre photo ???

samedi 6 février 2010

Un jour sans fin

C'était ce mardi.
Mardi matin pour être précis, à l'heure où le soleil d'hiver commence à réchauffer la terre engourdie par le froid.
Phil dormait paisiblement, du sommeil du juste, quand des mains brutales l'ont arraché à ses rêves.
Ce mardi, Phil a été réveillé en sursaut.
Je vous rassure, je ne parle pas de moi a la troisième personne.
Non en fait, je parle de Phil la Marmotte.

Tous les ans, à Punxsutawney, en grande fanfare, on réveille Phil la Marmotte et si la bestiole aperçoit son ombre, la coutume veut que l'hiver soit long et rigoureux.

Et bien, cet événement avait lieu ce mardi.

Imaginez un peu qu'on vienne vous extirper du nid douillet de votre couette pour vous exhiber tout poil dehors devant des centaines de gens et qu'on ait le culot a ce moment là de vous demander quel temps il fait !!!
Moi, perso, j'suis pas une marmotte, mais je pense que si je vivais ca, je serais... comment dire? Un peu contrarie ? En tout cas il vaut mieux que je n'ai pas de lien affectif avec la personne qui me posera la question car je pense que nos relations prendraient une mauvaise tournure.

Certains me diront que c'est inhumain comme traitement ce qu'on inflige a c'te pauvre bête.
Ben là, a vraie dire, je ne sais pas...
Perso je connais (et vous les connaissez aussi maintenant) deux filles capables de réveiller la pauvre bête, la secouer pour voir s'il il n'y aurait personne a l'intérieur et finalement s'en faire une moufle voire un bonnet pour passer l'hiver façon Davy Crockett (et pas de baratins les filles, j'ai des preuves) !
Alors je ne peux pas m'empêcher de penser que la bestiole de Punxsutawney est assez chanceuse tout de même...

Notez, tout de même que l'association de défense des animaux PETA a déclaré être parfaitement révolté face au traitement infligé à Phil.
L'idée de PETA serait de remplacer le rongeur par un robot...
Un robot...
Vous imaginez la compagnie qui va bosser sur le projet « Iron Marmotte » ?
L'ingénieur de 20 d'expérience qui a développé les drones les plus secrets pour l'armée américaine et qui va se retrouver a concevoir la marmotte-cyborg !
Genre Terminator mais en rongeur... La honte...

Tout ca parce qu'un membre de PETA est contre le travail de nuit chez les marmottes...
Vous savez le genre de personnes qui arrivent à vous dire en vous regardant droit dans les yeux que les animaux sont plus fideles que les hommes....
Une bestiole est fidele a un humain parce que l'humain en question le caresse et lui donne a manger.... presque n'importe quel mec peut être fidele à ce compte la !!!

Enfin bref… des américains réveillent une marmotte pour lui demander quel temps il fait, d'autres américains manifestent contre ca (sans prendre en compte l'impact écologique d'un robot de substitution, mais enfin, c'est une autre histoire)...

En attendant, Phil a vu son ombre et on va se peler les meules encore 6 semaines...

mercredi 27 janvier 2010

Out of time

Bonne année !!

Oui je sais c'est un peu tard...
Mais primo, c'est pas une raison pour être désagréable, secundo, je me devais tout d'abord de finir de vous raconter la venue des filles et tertio.... j'en ai pas… mais sachez que je n'aurais pas hésité une seconde à l'écrire si j'en avais eu un !!!

J'espère de tout mon cœur que votre année 2009 c'est bien passée.
Vraiment.
Je suis sincère.
Partant du principe que les gens qui me lisent font partie en très grande majorité des gens que j'estime, et que les gens qui m'insupportent ne lisent pas le blog (faudrait être tordu pour ne pas m'apprécier et lire mon blog, non ?)

Bienvenue dans l’année 2010, année du Tigre selon l’horoscope chinois.
Mon signe si j’en crois les tablettes…
Je ne sais pas si je dois davantage me réjouir d’être une chèvre dans l’horoscope occidental que d’être le résultat d’un adultère entre un lion et un zèbre pour les chinois…

Ah ! Le tigre… comme disait mon premier professeur d’aïkido « soyez comme le tigre, souple comme le chat et fort comme le taureau, mais surtout n’inversez pas !!!!! ».
J’aurais du l’écouter plus attentivement.

Revenons donc à 2010.
Cette année ne me verra pas trop en France, hélas
Hélas pour vous, j'veux dire.
Je conçois assez facilement de me passer de vous mais, j'éprouve pas mal de difficulté à mesurer toute l'incommensurabilité de votre détresse à ne pas me revoir, moi, homme a l'intelligence subtile, au charme envoutant, à la démarche féline de grand fauve indomptable et à la beauté énigmatique... (Ne rayez pas la mention inutile, il n'y en a pas).
A la réflexion, il n'y a bien que ces derniers mots qui soit justes "beauté énigmatique", même moi, encore aujourd'hui, je me demande...
Remercions la Nature d'avoir fait des jolies filles avec des gouts bizarres !!! Et pour les jolies filles qui me préféreraient Jude Law ou George Clooney, heureusement pour moi, il y a la lumière tamisée et l'alcool !!!

Cette année donc, peu de voyage en France (surement en Octobre pour un long We), car c'est en mai prochain que je pars au Japon !!
Ce séjour de quelques jours seulement sera sans aucun doute un des moments clefs de l'année.
Je suis à la fois assez impatient et terriblement navré de me soustraire au mariage d’un de mes potes. Cela ajoutera une petite saveur amère à ce voyage que je souhaite faire depuis 4 ans maintenant (mon premier voyage au Japon date de 2005).

2010…
Janvier…
Vous avez pris des résolutions, vous ?
Elle est bizarre cette coutume, non ?… comment commencer l’année en se rajoutant de la pression sur les épaules. Ca oblige en fait à souligner un de nos défauts récurrents et à l’élever comme priorité de l’année… Nous pourrions nous contenter de s’attacher au positif, bah non, il faut se torturer avec nos petits travers (se ronger les ongles, fumer, abandonner les aveugles en plein milieu d’un carrefour, tenter de « petit-poucetiser » ses enfants dans la forêt et j’en passe des moins drôles !).
Je discutais avec une copine il y a quelques jours au sujet des résolutions et lorsque lui ai dit que j’allais apprendre à m’ouvrir a mes congénères et à davantage dire « oui » (j’avoue, je cherchais à plaire), elle en a profité pour me demander de l’argent ! Quelle leçon !

Allez, pour 2010, je m’engage à ne pas changer d’un cheveu (de plus en plus poivre et sel chez moi maintenant), histoire de ne pas perturber vos repères ! Que ne faut-il pas faire !

dimanche 24 janvier 2010

Cuisine Americaine

Dernier épisode consacré a la visite des filles.

Il faut dire que pendant cette semaine là, nous n'avons pas fait que gambader dans la verdure canadienne!!!
Non, nous avons fait aussi quelques expériences culinaires.

Première contact avec la gastronomie québécoise : La Paryse.
Je resitue la scène : on est samedi, je me suis débattu avec le ménage dans l’appart toute la journée, j’ai fait une pause pour aller remplir mon frigo, préparé une daube et je suis parti a l’aéroport où j’ai récupéré les filles (ménage, courses, cuisine et accueil a l’aéroport… la vache, une vraie Desperate Houswife !!!!! Et encore j’ai pas eu le temps de m’épiler !!!)
Apres un petit tour dans l'appart, nous voila partis faire une petite ballade dans Montréal by night: la rue Sainte Catherine et ses magasins, les Foufounes électriques (pas de panique c'est juste un bar underground... et au passage, les foufounes sont les fesses au Québec, espèce de pervers !), la rue Saint Denis, etc.
Et heureusement que le trafic couvrait les gargouillis de mon ventre affamé ! Les filles, elle, completement à l’ouest coté horloge biologique, avaient passé les dernières 7h dans un avion à manger et a dormir.
Dans un stratagème aussi brillant que diabolique, nous tombons sur la Paryse "par hasard" en revenant chez moi...
Qu'est ce que "La Paryse" ?
Et bien la "Paryse" si j'en crois mes papilles et la majorité des guides gastronomiques de Montréal, est une des meilleures adresses de la ville pour les burgers.
Alors, j'entends déjà d'ici vos cris d'orfraies, scandalisés a l'idée que j'emmène des filles manger un burger.
Eh ? On se calme !
D'abord, ma daube (au vin rouge argentin, un pur bonheur !) était toujours en train de mijoter et puis ensuite, n’oubliez pas que ce n'était pas un rendez vous galant !! (deux filles, je vous le rappelle).

Assis a table après 5 petites minutes d'attente (pour la Paryse, c'est une performance), nous voila en train de commander nos burger : un régulier bacon, un régulier sans bacon et un végétarien au bleu, pomme et noix.
La, gros éclat de surprise d'une des filles qui pétrifie la serveuse et nous propulse en tête des attractions pour les tables environnantes.
Les burgers arrivent et là commence la lutte...
Peu de gens savent que si je fais de l'aïkido depuis plus d'une dizaine d'années, je suis complètement démuni devant un burger qui fait absolument ce qu'il veut avec moi...
Même le petit bout de bois censé m'aider à tenir le tout ensemble, ne m'est d'aucune utilité... je me débats avec mon plat qui s'ouvre de partout et qui finit par répandre tout son contenu dans mon assiette façon mécano "refait ton burger toi même"... et je ne parle pas de la tranche de bacon qui pendouille hors de ma bouche comme une deuxième langue !!!
Non, il est honnête de reconnaitre que me voir manger un burger n'est absolument pas glamour !
Un grand merci aux filles pour leur clémence a mon égard…

Deuxième expérience culinaire: La Poutine !
Ben oui, impossible de passer a cote de la Poutine a Montréal !!!
Deux jours après leur arrivée (et le lendemain de l’effroyable mascoticide) , nous voila parti a la Banquise, haut lieu de la spécialité québécoise (avec 25 Poutines a la carte).
Qu'est ce que la Poutine, me direz vous ?
La Poutine est le remède universel contre la gueule de bois dit-on...
Une soirée a 3g ? Pas de problème, une Poutine et hop ! Dégrisement immédiat !!!
La poutine basique est constituée de frites, de fromage en grain (qui quand il est cru, porte le surnom de fromage qui fait "skouitch-skouitch") et de sauce brune (dont il est préférable de ne pas savoir comment elle est faite) qui fait fondre le fromage et donne la touche finale a l'ensemble...
Ajouter a cela au choix, des oignons des poivrons, de la viande, du fromage bleu type roquefort et vous pourrez décliner la Poutine a l'infini
On se fraye un chemin au travers du menu et on finit par commander nos plats.
Petite tentation d’accompagner cette bombe calorique par un p’tit cocktail de légumes (« un cocktail de légumes»… faut vraiment que je remette la main sur mes testicules moi… hum, enfin, façon de parler…)
Mais je cède et compte sur les bulles de Coke pour m’aider à digérer tout ca…
L'épreuve terminée... nous redescendons Saint Laurent, le souffle un peu court... mais heureux d'être dans le bon sens de la pente...


Troisième et avant dernière expérience : le poulet coco...
A proprement parler, il ne s’agit pas d’une expérience particulière, il faut bien le reconnaître, mais c’est plutôt un concours de circonstance un peu bizarre…
Le lendemain de la Poutine, les filles ont décidé de passer la journée à Québec.
Je décide quant a moi de les accueillir avec un poulet coco, ce qui en soit était une bonne idée si ce n'est qu'une fois avoir fait revenir les oignons, l'ail et le gingembre frais, après avoir fait dorer le poulet et ajoute la première boite de lait de coco... je m'aperçois que je vais manquer de lait de coco…
Urgence !!!Allo Jack Bauer ?! Il est 20h00, je fais un poulet coco sans coco… et les filles vont arriver…
Un seul endroit où trouver du lait de coco a cette heure tardive (a peu prés 2h après l'heure du repas ici au Québec) : direction, Chinatown (fort heureusement a 15 minutes de marche de chez moi).
Je descends rapidement le Boulevard Saint Laurent quand je un mec s’approche de moi.
"Psssst, tu cherches quelque chose?"
"Ben euh ouais"
"Du pot, du hash ?"
"Ah ben non en fait, du lait de coco... (Regard interrogatif de mon interlocuteur) Ouais, je sais... mais merci quand même !"
"Degage !"
"Ok !"

Ce soir là, j'ai faillit faire un space-coco-poulet. Un truc, a mon avis, assez dégueux mais très relaxant !
Arrivé au dernier dépanneur ouvert de Chinatown, je pousse la porte et me téléporte a des milliers de kilomètre de Montréal... Je suis incapable de lire la moindre étiquette... tout est écrit en mandarin.
Même les photos ne sont pas suffisamment nettes pour me faire comprendre ce que vois!!
Extrait du dialogue surréaliste dans le magasin ce soir la :
Moi : "-Bonsoir, je cherche du lait de coco ;"
"-..."
"- euh, coconut milk?"
"- Milk?"
"- No, coconut"
"- Coconut?"
"- Yes, but milk"
"- coconut milk?"
"- yes, coconut milk'
"- Je parle français si vous préférez"
"- ah ben ouais, ca va faciliter les choses"
"- ici"
"- merci"
"- Bienvenu"
"- Pardon ?... ouais bref, merci, au revoir"
"-bonjour"
« - aaarrrrrgggghhhhh »

La tête en vrac, je ressors de la et je remonte Saint Laurent, je recroise les deux types qui cette fois ci ne s’approche même plus de moi.
Lorsque je rentre a l'appart, les filles sont déjà la... extenuées par leur voyage a Québec… Le poulet coco qui est revenu de loin est accueilli chaleureusement…

Dernière expérience : Le pied de cochon.
Je suis incapable d'aller au resto seul... je peux aller au ciné seul, au théâtre seul, au concert seul, mais faire un resto seul, je ne peux pas ! Le resto c'est un truc qui se partage !!
Or les toulousains qui lisent ce blog savent que je suis un fou du resto "Les copains d'abord". Et je cherche désespérément à retrouver ici a Mtl un resto qui pourrait rassasier ma faim de foie gras, de souris d'agneau confite, de magret de canard, de cote de veau aux petits légumes..... Mais j'arrête la, je m'énerve tout seul.
Et quelle fut ma joie de découvrir le resto "au pied de cochon" ou précisément je peux retrouver un peu ce que j'aimais a Tlse (sans l'accueil de M'sieur Sébastien tout de même).

Donc, me voila tout content d'emmener mes deux drôles de dames dans ce resto. A peine attablés, une sorte de phénomène bizarre se produit… alors que j’essaie de distraire mes deux invitées, je m’aperçois que tout ce que je peux leur dire leur passe a 1000 pieds au dessus… On dirait que l’attention de mes eux amazones est complètement happée par quelque chose de complètement extérieur à la table : le serveur du resto.
Un mec hirsute et mal rasé, s’approche, se penche vers nous et je vois Mascotte Psycho et Squirrel Killer rougir, bredouiller et se cacher derrière leur menu !!!

La terreur du Mont Tremblant et la fille qui allait tout de même défié un ours pour une photo se sont transformées en deux ados rougissantes… Incroyable !

J’explique au serveur que manifestement, nous allons devoir prendre quelques minutes de plus pour faire notre choix. Et le serveur repart avec une lenteur calculée dévoré du regard par mes deux amazones, regard qui se fixe plus particulièrement sur le bas du dos du bellâtre.

Comment vous dire ma détresse a ce moment la ???
Vous allez me dire que je suis jaloux… et ben ouais ! Je sais que c’est difficile a croire mais il ne m’est jamais arrivé de captiver a ce point l’attention de deux filles juste en leur demandant ce qu’elles désirent…
Mal rasé, décoiffé et moulé dans un Lewis, je passe pour un magasinier de chez Ikea !
Quoi qu’il en soit ce fut une belle soirée et une belle semaine en charmante compagnie.
Là s’arrêtent les articles sur la venue des filles. La première j’ose espérer.