dimanche 27 mars 2011

Brève rencontre (la suite)‏

- Mais qui voila ! Décidément nous ne nous serons jamais autant vus que depuis ces derniers mois... Ca va devenir une habitude vos apparitions ? Notez, c'est pas que ca me gène mais...

- Alors ? Ca se vit comment l'existence d'un mec qui a mis une jeune femme sans défense à la lourde?
-Ah ouais, donc maintenant, vous ne répondez même plus à mes questions en fait ?
- Ah parce que c'était une vraie question ? J'pensais que c'était purement rhétorique.
- Non une raie torique est un animal marin, un poisson en fait, tout plat…en forme de roue… comme un joint... un joint torique... voyez ce que je veux dire ou pas du tout ? Ca vit avec les requins marteaux... voilà, voilà…
- Mouais donc, alors... tu dors bien depuis ces quelques jours ? Dans ton grand appart' a toi tout seul ?
- Oh eh, en mineure les basses, ok elle est partie, mais un préavis de 6 semaines, c'est pas ce qu'on peut appeler une mise a la porte !
- Appelle ca comme tu veux...
- C'est moche ce que vous faites.
- Mais, c'est mon boulot, je suis ta conscience, j'suis pas un envoyé de la maison du bonheur. Mes armes préférées c'est la culpabilité, le remord et le regret.
- Vous parlez d'un programme...
- Tiens toi qui est d'humeur guillerette, je te pose une petite devinette, est ce que tu connais un mec capable de se mettre dans une situation de couple avec tous les inconvénients sans en avoir le moindre des avantages ?
- J'vous vois venir...
- Allez, je t'aide, on le connait particulièrement bien tous les deux...
- C'est nase.
- Et oui Mesdames et Messieurs nous avons un gagnant !!!! Franchement, là quand même t'a pas assuré une seconde...
- Bon, ben déjà vous m'effacez ce sourire de niais, et puis, y'a un truc que je pige pas: vous me charriez parce que rien ne s'est passe entre ma colloc' et moi, mais qu'est ce que vous m’auriez dit si je lui avais sauté dessus le premier soir ??? Me dites pas que vous m'auriez félicité !
- Qu'est ce qui se serait passe ? Ben je t'imagine bien recevoir une bonne paire de gifles japonaise façon atemi avec option coup de genou dans les noix et achèvement de la soirée devant la téloche avec un sac de glaçons posé sur tes roupettes...
- mouais... quoi qu'il en soit, cette idée a la con a pris fin il y a presque un mois maintenant, je ne vois pas pourquoi on en parle encore.
- N’empêche, elle était super triste...
- Vous commencez à me les briser menues, vous savez ?
- Elle toute triste, et toi triomphant avec une pièce vide...
- Zut !
- Elle, les sentiments et toi, la froide territorialité.
- Ma quoi???
- Ah ben oui ca, un mot de plus de trois syllabes, je reconnais que j'ai place la barre assez haut... mais vas-y insiste, tu vas l'avoir champion! La ter-ri-to-ria-li-té est la raison qui pousse un mec (modèle « petit homme des cavernes ») à laisser trainer ses chaussettes partout ou laisser la lunette des toilettes relevée (version moderne du besoin de faire pipi a tous les coins de l'appartement genre "Ceci est mon territoire, Groumpf").
- Vous avez raison de pas caricaturer, ca simplifierait trop le débat... Donc Ok je vous suis dans votre délire, je suis un monstre... Mais une chose me gène, enfin pour vous, j'veux dire... n'est ce pas un peu un constat d'échec d'être la conscience d'un monstre de méchanceté comme moi ?
- J'te d'mande pardon ?
- Ben ouais, j'sais pas moi, si j'suis aussi monstrueux pour avoir viré une jeune femme sans défense pour la plonger dans un milieu hostile, c'est peut être parce que ma conscience n’a pas fait son boulot...
- J'vois pas le rapport... En tant que conscience je conseille, j'oriente, j'inspire, je te rappelle que je n’agis pas... et je n’aime pas trop la tournure de la conversation.
- C'est pratique ca, n'est ce pas ? "Je conseille, j'oriente, j'inspire"... Pardonnez-moi -et c'est pour votre bien- mais, vous inspirez que dalle...
-...
- rien… zéro…
-…
- z’êtes parti ??? Non, mais revenez... Vous êtes vexé? Faites pas la gueule, j'vous aime bien... bon, c’est vrai, cote conseil ca déconne un peu mais le reste ca va....

jeudi 20 janvier 2011

Brève rencontre (la suite)‏

(Apparition)
"Vous revoilà, vous ? J'sais pas pourquoi, j'suis pas super étonné de vous voir...
- Comment ca va?
- Ah, c'est pas vrai ! Arrêtez de me demander comment ca va? Vous êtes ma conscience, vous devriez être au moins au courant de ce qui se passe pour moi, non ? Ou alors vous êtes vraiment une grosse baltringue !
- L'ennuie avec toi, c'est que t'es pas du matin
- Y'a pas de question d'être du matin, de l'après-midi, de quatre heure ou de la nuit, bordel ! Vous posez des questions dont chacun de nous sait que vous avez déjà la réponse... (Soupir) et puis, vous êtes vraiment obligée de me tutoyer ?
- Je pose la question parce j'imagine que tu n'es pas très jouasse...
- Qu'est ce que vous me chantez maintenant? Ah ! Oui, parce que j'ai demande a ma colloc' de partir de chez moi?... ben, pour être tout a fait honnête, ca va pas mal du tout...
-...
- Bon, qu'est ce qu'il y a ?
- Moi? Rien...
- Venez pas me la jouer, j'vous sens déçue...
- Tu lui a "demandé de partir de chez toi", moi j'appelle ca "virer", oui !
- Non, non, non et non, j'vous vois venir, je ne l'ai pas virée... lorsqu'on s'est connus, elle était en galère, je lui ai propose un abri temporaire... Temporaire, ca veut bien dire ce que ca veut dire...
- N'empêche que tu l’as virée, elle est seule, dans une ville dont elle ne parle pas la langue, l'hiver a -20C par dessus le marché... tu le sais ca?
- Vous avez vraiment décidé de me râper les raisins... Faudra que vous m'expliquiez un jour la différence entre la conscience et la culpabilité. Bon, elle est pas seule d'abord, elle a une bonne quinzaine d'amis, et si je lui ai demandé de ne pas rester...
- de décarrer, oui !
-... et si je lui ai demande de ne pas rester, ben c'est parce que j'en avais ras le pompon d'avoir quelqu'un chez moi ! Les levés a 5h45 du mat' à pas feutrés pour aller dans la salle de bain, ouvrir les robinets comme si c'était des mines anti-personnelles pour pas faire de bruit, marcher sur le plancher façon ninja en choisissant les lattes pour pas que ca grince, checker mes emails quasiment à la bougie pour pas courir le risque de la réveiller, j'suis plus capable ! Revenir le soir et essayer de discuter en anglais qui n'est ni sa langue à elle ni ma langue à moi pour, au final, abandonner après avoir passer 3 plombes à essayer de se comprendre l'un l'autre, c'est trop pour moi ! Je veux être capable de me lever le matin, d'aller à la salle de bain en sous-vêtement, de faire pipi debout en faisant du bruit, de marcher sur les lattes qui grincent, de me cogner les orteils sur les coins de meubles et pousser un putain de gros juron a faire trembler les murs et je veux regarder des séries débiles a la télévision et les matchs de hockey en me grattant les ... oui enfin, vous m'avez compris...
- t'as toujours été un poète... d'ailleurs puisqu'on est partis sur la poésie, le beau langage et la courtoisie... tu l'aurais pas virée par vengeance par hasard?
- me venger de quoi ? J'ai rien à venger, moi...
- Fais pas l'innocent...
- Non, j'vois pas, non...
- Moi j'crois que tu l'as virée parce qu'il ne s'est rien passé entre vous.
- Vous savez quoi ? Pour ma conscience, j'vous trouve assez tordue...
- Tu réponds pas à la question.
- Non, je ne l'ai pas virée parce que nous n'avons pas couché ensemble.
- Tu es en train de me dire que tu reçois une fille chez toi, une mignonne petite japonaise qui dort a 4m de toi et tu ne tentes rien ? Excuse moi mais même moi, je me serais attendu a ce que tu tentes le coup...
- Ben qu'est ce que vous voulez que je vous dise.... l'occasion ne s'est pas présentée... C'était compliqué... J'aurais bien aimé vous y voir, en passant...
- Compliqué ? Au contraire, tu lui fais le coup du Naked man: elle arrive chez toi, tu l'attends nu comme un ver et beau comme un dieu.. Ouais bon, ou l'inverse dans ton cas, et tu enchaines... Je suis ta conscience, je vais pas t'expliquer comment arriver a des fins crapuleuses, ca serait un comble !
- Elle venait de se prendre un râteau sentimental...
- Et alors as tu pensé au "Revenge sex"
- Au quoi ?
- C'est une étape de dépassement de la frustration par le passage à l'acte d'une action immorale de dégradation personnelle que l'on impute à l'autre à des fins de culpabilisation... (1)
- Pardon ?
- toi y en as demander si elle veut bien se dégrader avec toi...
- Vous me foutez la trouille, vous savez? Et en plus il y a une faille dans votre raisonnement. Je dégrade pas moi, je transcende, je révèle, j'illumine...
- Mon pauvre ami, a qui crois-tu parler?
- oui bon... n'empêche que après l'épisode de la Brésilienne a Toronto l'année dernière et sans vouloir croire a un complot cosmique, je suis oblige de me rendre compte que les planètes se foutent de ma gueule assez souvent....

(1) Il n'est que justice de rendre la paternité de cette définition du Revenge sex a cet ami dont nous tairons le nom par respect pour sa famille... disons qu'on pourrait l'appeler le Tiger Woods toulousain...cet homme qui après quelques années à clapoter dans les piscines radioactives d’Areva, a décidé de quitter la cite des Papes et de revenir dans le sud ouest. J'adore cette définition, je ne pouvais pas la laisser passer, c'est probablement la phrase la plus drôle de l'article. Merci a toi !

jeudi 6 janvier 2011

La révolte des machines

Comment ça, ça ne vous dit rien ??
Mais si cherchez bien...
Terminator III !!! Oui bon j'suis pas sûr du numéro, il faut dire que tout ce que j'ai retenu de la bande annonce, c'est que les producteurs avaient eu l'idée de génie de remplacer le vieillissant Schwarzy par une jeune bombinette blonde au volume mammaire ajustable (hélas il n'ont pas eu la même idée avec le dernier Indiana Jones).

Donc, la révolution des machines...

Je vois à votre œil agar que vous vous creusez les neurones pour trouver un lien entre le premier article de l'année 2011 et le titre...
Allez, je vous soulage tout de suite de votre migraine, y'en a pas...
Aucun rapport !
Non, le premier article de l'année ne sera pas un article de vœux (toujours un peu cul-cul, il faut bien le dire).
Je ne vous souhaiterai donc pas une bonne année, et surtout pas une bonne sante ni même la paix sur la terre.
Mais je vais vous parler aujourd'hui d'un véritable exemple de drame humain.

Ah ben oui ! Vous, vous êtes heureux, vous venez de fêter la fin de l'Année a grand coup de champagne, et de toast au foie gras mais avez vous pensé une seconde aux misères qui touchent vos semblables ?
Alors comme il me tient a cœur (très hypocritement, je l'avoue) de vous sensibiliser a la détresse humaine, je ne résiste pas a l'envie de vous parler de cette québécoise, que nous ne nommerons pas ici, tout d'abord parce que j'ignore complètement son vrai nom et que surtout on s'en tape, cette femme, québécoise donc, qui, par désespoir envers la population mâle du pays (pourtant immense) avait décidé de confier ses transports amoureux aux bon soins d'une machine...
Oui, vous m'avez très bien compris.
Pas Terminator, bien évidemment mais un appareil plus rudimentaire s'appelant le Rabbit Vibe.
Il est important à ce stade de l'article de bien saisir la différence de fonction entre Totor et Rabbit machin. Si l'un est programmé dans l'unique but de sauver le monde d'un cataclysme nucléaire causé par des machines (si je me souviens bien, parce que dès que je pense au film j’ai l’image de la bombinette qui revient), l'autre est juste pensé pour s'agiter frénétiquement là où l'utilisatrice (ou l'utilisateur) aura l'idée saugrenue de le glisser (je vous laisse le soin d'associer la bonne fonction au bon robot... j'en connais qui vont plus regarder Schwarzy de la même façon).

Revenons à notre coquine...

Quelle infortune pour cette femme de constater que son cadeau de Noel sur lequel elle mettait beaucoup d'espoirs (et de frustrations) n'était finalement pas plus vaillant que les bucherons québécois qu'elle avait connu jusque la...

Le prometteur Rabbit Vibe avait un fâcheux dysfonctionnement... (Cela arrive à tout le monde dit-on, même aux machines, la preuve).

Le lapin-coquin Duracel ne fonctionnait que par intermittence. Je cite les propos de la cliente: ""Il fonctionne peu de temps, il s'arrête et doit être remis en fonction en exerçant des pressions répétées, ce qui fonctionne difficilement et parfois pas ».

Bref, il gigote un peu et s'endort tout de suite après...

Cela vous rappelle t'il quelque chose ?
Dans le mille, si je puis dire ! Les lectrices les plus perverses (n'ayez pas honte, j'aime avoir des lectrices perverses...) remarqueront qu'en fait le Lapin gigoteur est juste une copie un peu trop poussée du comportement masculin que l'outil en question est censé reproduire...
Et que par conséquent, la cliente est en fait victime d'une conséquence d'une imitation trop soignée...

Et la, je voudrais que tous les lecteurs du blog se lèvent (sauf peut être Jules) et se tournent vers leurs copines en bombant le torse et en leur disant "tu vois, même les machines ne valent pas mieux que nous !!!!"

Encore plus humiliant pour le clone mou de la tige de Schwarzy, son impuissance a été portée au tribunal...
La cliente n'ayant pas réussi a se faire échanger son jouet (bien que, je cite, "l’état actuel de l'appareil vibrateur manuel serait encore semblable à ce qu’il était au moment de l’achat et dans son emballage initial"), elle a saisi le juge... euh vu le contexte, je ne devrais pas employer des termes pareils... elle a pas "saisi" le juge, le pauvre homme... elle a juste attaqué le magasin en justice et a finalement été dédommagée des sommes engagées (les 118,50 $ qu’a coûté le lapin enchanté, 69 $ pour les frais juridiques et 9,83 $ en frais postaux).

La morale de cette histoire ?
Il vaut mieux avoir recours a des remèdes connus et éprouvés, mesdames...
Alors, prenez soin de votre lapin gigoteur géant qui sirote une bière en jogging devant le match de foot, vous pourriez être terriblement déçues par ces sordides imitations motorisées...
...
Mais surtout si vous connaissez des jeunes femmes sur le point de succomber au sex appeal (devrais-je dire « a pile » ?) de ces joujoux, mon téléphone est le 514-442-19(bip)(bip).

jeudi 25 novembre 2010

Breve rencontre

"Salut!
- Euh salut... on s'connait?
- Je suis ta conscience
- Ma quoi ?"
- Ah bah, ca oui, j'comprends que ca doit faire un choc, apprendre qu'on a une conscience ca doit secouer
- Bon, ben déjà, j'suis pas fan du tutoiement direct, ca part mal et puis c'est à dire que c'est la première fois que je vous vois, d'habitude, et si vous êtes vraiment ma conscience, vous êtes plutôt une petite voix dans ma tête, voyez, un truc un peu diffus... La, ca vire un peu a l'hallucination, voire au copain imaginaire, vous comprendrez que ca fout un peu les miquettes. Un copain imaginaire a 35 piges, y'en a qui irait consulter un psy pour moins que ca...
- Tu sais pourquoi je viens te voir ?
- Ben euh à vrai dire, non, j'vois pas bien. Si vous êtes ma conscience, j'imagine que vous venez me faire des reproches...
- Tu peux me tutoyer, tu sais
- Ben à vrai dire, j'suis déjà pas sur que vous existez alors aller jusqu'a vous tutoyer, voyez...
- Ca changerait quelque chose à mon existence si tu me tutoyais?
- J'imagine que non...
- Ben alors.
- Ouais... donc? La raison?
- Comment ca va ? Bien? Il n'y a rien qui a changé dernièrement chez toi?
- Comment ca "comment ca va" ? J'imagine que vous n'êtes pas apparu soudainement pour me demander ca?
- Ca va on peut parler... pour une fois que tu m'écoutes...
- Ah bah, vous boudez maintenant ? En fait vous êtes autant ma conscience que mon coté féminin, c'est ca ?!?
- Du sarcasme ? Je suis ta conscience, je peux te pourrir ta vie ! Ne l'oublie pas!
- Du chantage venu de ma propre conscience... super ! Qu'est ce qui a changé? J'sais pas moi...
- Je suis pas un lapin de 6 semaines, y'a bien quelqu'un qui squatte chez toi depuis quelques jours !!
- Ma colloc' ? Oui, mais en fait, je pensais que vous étiez plutôt d'accord...
- Tes motivations sont louables j'avoue, en tant que conscience, j'ai rien à dire...
- Mais ??
- ... mais...
- Je rencontre une jeune femme qui galère à trouver une colloc', je propose une pièce dont je ne me sers pas... je ne vois pas de quoi rougir, au contraire, si vous êtes ma conscience, vous devriez être ravie
- Je m'interroge sur tes motivations profondes
- Que voulez vous dire?
- Ben enfin... tu sais...
- Non la, j'vois pas, non...
- Fais pas l'innocent...
- Vous êtes ma conscience et vous me demandez si j'envisage un rapprochement avec ma nouvelle colloc, j'ai bien compris?
- Tout juste
- J'avoue que si il y a rapprochement, je ne dirai pas non, je ne veux pas passer pour un mauvais hôte... je suis toujours prêt, c'est mon cote scout, voyez...
- Ne serait-ce pas de l'abus? De profiter que cette fille soit seule et désespérée pour abuser de la situation ?
- Ah ouais, vous êtes vraiment ma conscience en fait !!!! J'sais pas trop quoi dire... faudrait que vous en parliez avec ma libido
- Ah ben ouais mais celle-là ca fait longtemps que je ne l'ai pas vue...d'ailleurs, ca devient inquiétant, faudrait faire des recherches
- Ouais, moi non plus... Ca répond à votre question ?"

samedi 20 novembre 2010

New York, New York ! (la suite)

Je dois vous avouer quelque chose…
Il y a quelques semaines, j’ai déçu une fille.
Je n’ai pas été à la hauteur de ses attentes.
Un désastre…
Apparemment cela arrive à tous les mecs…
Depuis mes certitudes s’écroulent.
Ma plume flanche.
Oui il y a quelques semaines, une lectrice du blog s’est plainte…

Je vous ai donné du « bogosse » en We a NY et elle s’attendait a du Chabal, du viril et de la sueur…
« Du sexe, de la chique et du mollard » m’a-t-elle écrit.
« De la barbe, du poil et du biscotto » ajouta-t-elle pour me crucifier.

De la barbe, du poil et du biscotto, j’veux pas railler mon compagnon d’aventure nouillorquaise mais je dirais simplement « qu’a l’impossible nul n’est tenu ».
Entendons nous bien, je n’attaque pas mon acolyte mais disons que des le départ, un golfeur et un mec en jupe, ca fait pas trop Belmondo et Ventura…

Alors oui, je l’avoue nous avons été sages et bien élevés au milieu de cette jungle nouillorquaise. Nous avons pris une douche tous les jours et nous n’avons pas mis nos doigts dans nos nez (même si c’étaient nos propres doigts dan nos nez a nous).
Nous nous sommes même laver les dents tous les jours !!!
On croit rêver, n’est ce pas ?!?!?!

Mesdemoiselles, les males ne sont plus ce qu’ils étaient…
Les filles non plus d’ailleurs si j’en crois un WE de filles récents dont on m’a donné quelques échos éthyliques (8 dépôts de gerbe sur 10, je ne sais pas si je dois vous féliciter, vous serrer la main comme de vieux potes ou prier pour le salut des âmes des princesses de chez Disney)

Mais pour en revenir a ce WE là, dois je préciser que c’était un WE a NY, pas la descente de l’Amazone en bouée-canard !!! Là, j’comprends qu’on puisse émouvoir les filles (vous souriez mais c’est parce que vous ne m’avez pas vu avec ma bouée-canard).
Mis a part glisser sur un vomi de clodo, c’est pas évident de connaitre l’aventure en plein Time Square…

lundi 1 novembre 2010

New York, New York ! (la suite)

Un WE de gars.
Voila ce que c’était ce WE a New York, un WE de gars.
Les filles ont leurs pyjamas party, et nous les mecs, on a nos WE de gars !
Et c’est d’autant plus compliqué à raconter, en fait.
Car normalement si je suis le « code » a la lettre, je ne devrais pas raconter ce qui c’est passé a New York ce WE là.
Et c’est d’ailleurs ce qui a valu ce silence entre cet article et le précédent.
Mais des menaces sérieuses sur mes relations sociales m’ont poussé à trahir ce code… et je n’en suis pas fier.

Alors, bon, voilà, le WE a New York.

Jules, installe-toi confortablement, c’est assez long.
Oui, j’ouvre là une parenthèse, Jules est un lecteur du blog qui lit mes articles sur son Iphone pendant qu’il est aux… enfin en train de faire…, vous aurez compris, ouais, en tant qu’auteur du blog, ca rend modeste.
Donc Jules prépare toi à avoir tes petites fesses un peu ridées parce que cet article est un peu long (je sais que tu attendais ce genre de dédicace !)

Revenons à Nouillorque.
Vous me connaissez maintenant, forcement, je ne vais pas vous parler de ce que vous pourrez trouver dans les guides touristiques, la vocation de ce blog est d’éviter a tout prix de vous donner le moindre conseil pertinent que ce soit à Montréal ou à New York. Pourquoi déroger a cette règle d’or ?

Bien sur je pourrais vous parler des buildings, de la statue de la Liberté (qui est française et pas allemande, la preuve, elle se rase sous les bras), de Greenwich Village et de son petit café où nous avons déjeuné sous le soleil en matant la nuque d’une très jolie jeune femme vêtue de ce qui s’apparentait a une sorte de robe romaine rouge découvrant délicatement la grâce de son cou et la finesse de ses épaules…. Aaaaaarrrrrggggghhhh j’arrête, je m’excite tout seul… (Jules t’es toujours avec nous ?).
Je ne vais pas vous parler non plus de Central Park, de l’Empire State Building, de Harlem et de son mythique Apollo Theatre et de son boulevard Malcom X, ni même de Little Italy et de ses cannolis (dédicace pour les fans des Sopranos).

Non, laissez-moi vous résumer notre WE de gars à NY : Junk-food, exhibitionnisme nocturne sur Time Square et danseuses a la grâce de gazelle.

Quel programme ! N’est-ce pas ?

Mais d’abord, que serait un WE de gars sans bolide rugissant qui roule à toute allure???
Et bien, c’est notre chauffeur de taxi qui a tenu à nous mettre tout de suite dans l'ambiance.
A peine descendues de l'avion, que nos fesses (et nous avec) s'incrustent dans le cuir de la banquette d'un taxi qui démarre au quart de tour vers le centre ville.
A l'heure ou j'écris ces lignes, je suis sur que les empreintes de mes fesses et de mes ongles sont encore incrustées dans le cuir de ce taxi et qu’il les fait même visiter le dimanche !!
Un vrai barjot !!!

Petite entorse a la règle de ce blog, un conseil tout de même pour visiter NY : ne traversez jamais quand ce n'est pas a votre tour, sinon, vous allez vous retrouver illico en route vers les urgences après avoir mangé un taxi a toute vitesse et de plein fouet.
Car en fait, je pensais (naïvement) qu’à l’approche du centre ville, le disciple black d’Ayrton Senna allait se calmer, au moins pour ne pas risquer de pulvériser un piéton innocent… je me gourais…

Apres avoir ressenti très intensément le besoin de redevenir croyant-pratiquant au moins trois fois dans ce taxi, nous arrivons a destination.

«Bonjour »
« Euh, bonjour… vous parlez français ??? »
« Well, euh, no, sorry…»
Echange de regard perplexe avec mon acolyte…
Petite voix au fond de moi : « Euh, si vous ne parlez pas un broc de français, pourquoi vous vous évertuez à nous saluer en français ?!??!?!?»

Après avoir brièvement pris possession de notre chambre d’hôtel, en bon mecs carnivores, nous nous mettons en chasse de ce qui sera notre repas du soir.

Et là, pas question d'essayer de s'impressionner avec des petits plats exquis... des petites bouchées qu'on déguste du bout des doigts, des verrines de petits pois, des crèmes brulées au foie gras ou des capuccino de homard, non ! Entre potes, c'est du sérieux !!! On a faim !!!
Et c’est là que nous croisons ce qui surement sera le clou de l'épisode « bouffe » à NY : le repas chez Bubba Gump.
Ca vous dit quelque chose ? Je resitue « La vie est comme une boite de chocolat », « Cours, Forest, cours », ca y’est, vous l’avez ?
Oui, vous ne rêvez pas, les américains ont pris un personnage secondaire du film pour en faire le thème central d'un resto. A deux pas de Time square, ils ont même construit une sorte d'immense cabane de pêcheur de crevettes.

Tout a l'intérieur a un rapport direct avec le film « Forrest Gump » : le menu sur des raquettes de ping-pong, les plaques d'immatriculation avec « Run, waiter, run » pour signifier au serveurs que la table ne manque de rien et les crevettes bien sur..., on a même droit a un petit quizz par le serveur, quizz remporté haut la main par le cinéphile qui m'accompagnait (notez que je prends un plaisir pervers a ne pas citer son nom…).
D’ailleurs, à ce propos, la loi oblige les restos new-yorkais à préciser l'apport calorique de chaque plat. Les yeux ont faillis nous tomber du crane quand on a vu un plat a 2000 calories (c'est-à-dire a la ration qu'un homme doit manger en un jour… dans un seul plat ! Je ne sais pas si je dois être impressionné ou dégouté).
Un resto a l'effigie d'un héros de film... je n'ose pas penser a ce qui serait arrivé si jamais ils avaient choisi « l'Exorciste »... le décor aurait été une chambre d'adolescente avec de la purée de pois cassés verdâtre que, Ô grande classe, le client pourrait gerber en faisant tourner sa tête a 270 degrés et en insultant la maman du serveur... Conceptuel !

Autre grand lieu de la junk-food: le M&M's Store.
3 étages consacrés exclusivement aux deux personnages de M&Ms, le jaune à la cacahuète, le plus grand et il faut le dire le plus niais des deux, regard morne et démarche placide... et son pote, le petit hargneux tout rouge...
Un monde entier a l’effigie des deux pastilles jaune et rouge : les serviettes M&Ms, les mugs M&Ms, la vaisselle M&Ms, le peignoir M&Ms, même les sous-vêtements M&Ms…
Et la me vient l’ancien slogan de M&Ms (les Treets pour les plus de 35 ans) qui commençait par « Ca fond dans la bouche mais pas dans la main ». J’en rougis encore.

Encore rouge de confusion, nous ressortons du M&Ms store quand nous tombons sur…
Le naked cowboy !!!
Si, comme moi, vous ne connaissiez pas ce personnage, sachez que le naked cowboys est un brave gars, sympa au demeurant, qui arpente le centre ville de Manhattan avec une guitare, un slip en coton blanc et des santiags.
Ah bah oui ! Quand je vous parlais d’exhibitionnisme nocturne sur Time Square vous pouviez vous douter que ce n’était pas mon p’tit corps que j’allais exhiber en plein New York… même si celui-ci est l’objet d’un culte ardent chez les femmes d’une tribu des hauts plateaux de l’Himalaya (les pauvres femmes ! Tiraillées entre des petits chinois rabougris et les yacks poilus au museau fumant !!!), mais cela est une autre histoire…
Bref, je n’allais pas risquer de passer le WE au poste de police entouré de 2 Hell’s Angels et d’un sadique de Central Park pour avoir, ne serait-ce que, déboutonné mon jean en public…

Petite pause pour Jules qui commence franchement à avoir ses petites fesses gercées… (T’aurais jamais du m’avouer ca !!!)… Si quelqu’un a de la crème pour l’érythème fessier du nourrisson, qu’il la fasse partir à Hambourg en express… merci pour lui !

Bref nous avons vu déjà 2 des 3 moments particuliers du WE de gars…
Et nous voila arrivés au troisième grand moment: les danseuses.

Je récapitule, nous sommes deux mecs à l’apogée de notre production d’hormones et nous sommes seuls… a New York… la décision était facile a prendre, le samedi soir nous irons voir des danseuses !!!
Et nous en avons vus !!!
Des vraies gazelles a la patte gracile (bah, les deux en fait), des lionnes félines souples et indomptables… et même les deux fesses rouges d’un vieux babouin…
Rrrrrrrrrr

Oui bon, je vous dois la vérité…

Nous avons effectivement vu des danseuses, des gazelles, des lionnes et une femme grimée en vieux macaque… mais aucun strip-tease, aucune lap-dance, hélas… vu que c’était à la représentation du Roi Lion !
Un endroit ou il n’est pas convenable de montrer les stigmates d’une ardente passion, je vous le dis !
Non, pas d’érection chez Mickey !!!! (note a l’attention de ma maman, ce n’est pas moi qui ai écrit ca…)
Mais il faut me pardonner, je ne savais pas comment le dire sans passer pour le mec frimeur qui s’était tapé une comédie musicale a Broadway (genre «euh, t’as vu le Roi Lion ? », « Ouais je l’ai vu a Broadway, samedi dernier… » en roulant les yeux au ciel)
Alors, je ne reviendrai pas sur l’histoire, archi-connue et les chansons que tout le monde a déjà chanté (« Hakuna Matata », « Can you feel the love tonight », chanson qui, au passage, ne supporte pas trop la traduction française « es ce que tu sens l’amour ce soir ?? »).
Mais la mise en scène et les costumes méritaient à eux seuls d’aller voir cette comédie musicale.
Petite inquiétude tout de même quand je me suis surpris a ne pas saisir un broc de ce que disaient les chanteurs… un peu avant de réaliser que les passages que je ne comprenais pas étaient en fait en kiswahili… et je dois dire (modestement) que mon kiswahili est un peu rouillé…

A ce moment précis, une question me taraude « Serais-je capable de fermer cet article là, maintenant, sans la moindre conclusion au minimum bâtie, structurée ou construite ? »
«Bien sur que non », vous allez me dire.

Ben si !
Allez, Hakuna Matata !!!

Petite pensée pour Jules qui n’a plus aucune sensation dans la région du bassin...

jeudi 14 octobre 2010

New York, New York !

Allez, soyez perspicaces, lâchez vous !!!
C'est quoi le sujet de l'article ????
Mon We a Jouy-en-Josas???
Hum, cherche encore...
Il y a un indice dans le titre de l'article...
...
Comme vous êtes des gens intelligents et de bon gout (la preuve, vous lisez mon blog), vous aurez vite compris que je fais allusion a mon We dans la Grosse Pomme !!!
Quoi de mieux que ce titre pour vous raconter mon escapade a New York ?!?!
Au passage, je partage avec vous une révélation que j'ai eu il y a quelques années. Vous savez ce genre de révélation qui vous illumine l'existence...
Ce sentiment que Pierre et Marie Curie ont eu en découvrant ce qu'était la radioactivité en ce faisant irradier pépère dans leur labo, ou Isaac Newton qui pris une pomme sur la tronche avant de comprendre les lois de la gravite (lois cruelle qui m'interdisent encore aujourd'hui de sauter a la perche ou de faire de l'escalade) ou bien encore ce sentiment de tâche accomplie quand vous déchiffrez enfin une chanson de Mylène Farmer, ou bien encore le jour ou j'ai compris que, quand on emmène une fille au cinéma, ce n'est pas pour regarder le film, bref, vous voyez ce que je veux dire?
La révélation, ze revelachone (en VO): Le fait que NY est mentionné deux fois dans la chanson du film de Scorcese ne signifie pas que l'auteur se souciait particulièrement des sourd et des malentendants.
Non, pas du tout en fait...
Ca vous scie les pattes ca, hein ?
Et dans un sens c'est logique, pourquoi faire une chanson pour les sourds???

Le deuxième "New York" désigne en fait juste le nom de l'Etat !!!
N'êtes vous pas rempli de joie et d'allégresse a ce moment précis ou vous avez finalement la clef de l'énigme??
Ainsi la chanson parle tout bonnement de la ville de New York dans l'état de New York...
Un peu con vous me direz...

En fait, ce n'est pas si bête. Outre le fait que la capitale de l'état de New York est totalement inconnue du monde entier a l'exception d'un lecteur de ce blog (courage Yann', Albany c'est pas si pire...), il est toujours utile de préciser l'état dans lequel se trouve la ville.
Moi même j'habite Montréal, Québec... et non pas un des 6 Montréal paumés en France: l'un dans l'Aude, l'autre dans l'Ain (et vice et versa), le troisième dans le Gers (pourquoi ? je pose la question...), un quatrième dans l'Ardèche, un cinquième dans l'Yonne et le sixième dans la Drome (et quand l'Yonne rugit, la Drome adhère... proverbe franco-sénégalais-régularisé-pas-taper-voila-mes-papiers).

Bref je suis allé passer un WE a New York.
La ville de Woody Allen, de Friends, de John Lennon, de King Kong (sorte de Kiki sous hormones de croissance et possiblement sous amphétamine... la suite parle d'elle même, les enfants ne vous droguez pas ! et surtout ne tombez amoureux que des membres de votre propre espèces...deuxième dédicace a mon lecteur d'Albany, NY).

L'idée (brillante, il faut le dire, rendons a César ce qui lui appartient, c'est à dire une jupette, des sandales et une couronne en herbe habituellement utilisée pour cuire les daubes) vient en fait d'un de mes amis venu me rendre visite récemment.

Soyez avertis donc que les prochains articles seront consacres a mon WE new yorkais !!!
Ouais vous ne rêvez pas, cet article ne vous a absolument rien dit !!!
C'est pas du teasing ca ????
De l'escroquerie ? Ah, non j'préfère dire que c'est du suspens...